‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 35 sur 181 · Senancour, TradUics n,or„,cs c, religieuses, p · texte numérisé non relu

Senancour, TradUics n,or„,cs c, religieuses, p

UNITÉ DE DIEU

«legré supérieur, expliquait et conciliait les objections ( omprises dans les deux premiers enseignements.

^ J'inclinerais volontiers pour ce parti. Voici pourquoi : D'après tous les auteurs qui ont écrit sur les Mystères, Te dualisme, le zébaotliisme, le iohahisme, ne formaient pas des doctrines opposées et hostiles, mais seulement des grades divers d'initiation^ Ainsi, le dualisme commençait par révéler à l'épopte la distribution du bien et du mal et leur lutte perpétuelle dans le monde de la terre. Le zébaothisme corrigeait déjà le dualisme par le principe de l'unité d€ substance. Enfin, le iohahisme faisait connaître comment l'unité de substance avait engendré la multiplicité des essences, et, d'un autre côté, l'imperfection et la liberté des intelligences expliquaient l'introduction du mal dans la création. ^

Il est donc permis de penser que la vérité ne pouvant èlrc aperçue que successivement, à raison de notre nature bornée, les adeptes étaient conduits progressivement jusqu'à l'idée traditionnelle et antique d'un Dieu un, éternel sublime architecte du monde.

J'ai dit pourquoi, en de certains temps, le dogme d'un Dieu unique avait dû se cacher dans les sanctuaires. Cette croyance, en présence d'esprits égarés dans toutes les superstitions de l'idolâtrie, n'aurait pas été sans périls»;

ï . Jamblique cl Warburton.

2. Pluche énonce la môme opinion : « Il n'eut pas été sûr pour les iniliateurs, dit-il, d'entreprendre de ravir au peuple ses divinités chimériques, et de lui faire connaître que les objets de son culte n'étaient que des alb^gorics et des symboles ; la multitude les eût lapidés pour venger ses dieux. Ils se contentèrent donc de révéler la vérité à un petit nombre de personnes d'une sagesse reconnue, après leur avoir fait subir plusieurs épreuves et jurer un secret inviolable. »

sa

UNITÉ DE DIEU

Le temple de Sais portait cette inscription : « Je suis « tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera. Et le « voile qui me cacbe, nul mortel ne le soulùvera'. » De J'EgJpte, la croyance en un Dieu unique passa en Grèce • Pythagore, Platon, Thaïes, Selon, Hermotime de Clazoméne, Anaxagore, Heraclite, Empédocle, PbilolaUs, Hiéroelè5, Aristote qui avaient été initiés aux mystères, proclamaient cette vérité.

A en croire un fragment d'hymne, dans la célébration des Mystères, l'hiérophante s'écriait : « Contemple le Roi « du monde. Il est un ; il est de lui-môme ; de lui seul tous « les êtres sont nés; il est en eux et au-dessus d'eux- il a « les yeux sur tous les mortels et aucun des niorlels ne le « voitl » La doctrine secrète de Thèbes et de Memphis se divisait en trois degrés : 1» le dualisme ou le dogme des deux principes; 2» le zébaotbisme, espèce de panthéisme naturaliste; 3° le iohahisme ou le culte d'un Dieu unique indépendant du monde matériel. Ce dernier degré était lô plus haut époptisme'.

Nous retrouvons dans cette division les trois hypothèses du dualisme, de l'émanation, de la création.

Deux opinions différentes peuvent se former à cet égard sur la constitution des Mystères.

Il faut admettre, que les initiateurs laissaient à l'adepte la liberté de penser et de choisir entre les systèmes, et quils protégeaient toutes les opinions par une tolérance égale.

Ou bien il faut croire que le iohahisme, qui était à un

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