‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 68 sur 181 · COSMOLOGIE CHRÉTIENNE · texte numérisé non relu

COSMOLOGIE CHRÉTIENNE

« qu'il était né aveugle? » Ils croyaient donc qu'il avait pu pécher avant que d'être né^? Et pourtant la sagesse du Verbe ne relève point une pensée si étrange; et, sans les détromper, comme il semble qu'il n'eût pas manqué de le faire s'ils avaient été dans l'erreur, il se contente de leur répondre : « Ce n'est point que cet homme ait péché, ni « ceux qui lui ont donné le jour, mais c'est afin que les « œuvres de la puissance de Dieu éclatent en lui*, n Ce qui revenait à dire, que ce n'était pas son péché qui Tavait fait naitre aveugle, sans décider d'ailleurs la question s'il avait effectivement péché, puisque le Christ ne se sert point d'autres paroles pour le fils que pour les parents eux-mêmes, encore qu'on ne puisse prétendre que ceux-ci n'eussent jamais péché.

Les chrétiens, conformes en cela avec h prcf/^uc unanimité des autres religions, admettent tioift cat^rics divcr«a de lieux destinés à la vie ultérieure des boiiim<*4 : I* Le Purgatoire, où l'àme vient pour expier des fautes tré^ifférentes; il en résulte nettement que les lieux des purifications doivent varier selon la plus on moios grande culpa-

1 . Le Père de LIgny dit, dam m Vie Je N,S. J^sut-CArist [ut chap. XXXVIII, n. 145), « qu'on Ignort et fM IM dlidple* imi««lcnt « aToir dans l'esprit lorsqu'ils fainaknt «Me ilf— n<f » La éktHt tst cependani assez évidente : il n'y a fM d«n ■Miièrai d« l'espttfMT» et Stolberg Tait preuve d'un meilleur JugroiMil, tm rcseonnilisint « qu'elle éUil (évidemment fondée Kir V^&ét qu'lU m (klnirnC que ccl « homme, dont le eh&tlmcnl datait de lâ Mlianrf. ivttll péché dUH « une vie précôdenle. » Hist, de iV.-5. Jitm-Chnit €i dr ttm «<*cAe^ liv. UL e. XLIll, n. 2.

2. Et intcrrogavcrunt oum àlKlpuIl cjui : Uibbl, quis pMenH» hic, aut parentes ejus, ut cscus mMcrttor? Rciptodll Jrtoi i ?Cr>iiie hic peccavit, neqne parentes eju«, *ctl «1 HiinlfigKtHhir Opcnt Dci lu illo. S. Jean, c. IX, v, 2 cl 3

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