‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 73 sur 181 · SON ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

SON ANTIQUITÉ

s'altérant avec le temps, arrivèrent enfin de Palestine en Europe vers la fin du treizième siècle.

« Nous espérons que cette opinion, qui n'a été exprimée jusqu'à présent qu'avec timidité et sous forme de conjecture, aura bientôt le caractère et tous les droits de la certitude.

a D'abord, comme l'a remarqué déjà l'auteur de la chronique intitulée la Chaîne de la tradition, elle s'accorde parfaitement avec l'histoire de tous les autres monuments religieux du peuple juif; c'est aussi en réunissant des traditions de 'différents âges, des leçons de divers maîtres, liées cependant par un principe commun, qu'on a formé la Mischna, et le Thalnuid de Jérusalem, etleThalmud de Babyloue. Elle ne s'accorde pas moins avec une croyance qui, d'après l'historien que nous venons de citer, doit être assez ancienne.

« J'ai, dit-il, appris par tradition qr.«» cet ouvrage était tellement volumineux, que, complet, il aurait suffi à la charge d'un chameau. « On ne peut pas supposer qu'un homme, quand même a il passerait sa vie à écrire sur de telles matières, puisse lais- « ser de sa fécondité une preuve aussi effrayante. > Enfin, on lit aussi dans les suppléments du Zohar, écrits dans la même langue, et connus depuis aussi longtemps que le Zohar lui-même, que ce dernier ouvrage ne sera jamais entièrement publié, ou, pour traduire plus fidèlement, quil le sera à la fin des jours i.»

Plus d'un siècle après que le Zohar fut publié en Espagne, il existait encore des hommes qui ne connaissaient et ne transmettaient que par tradition la plupart des idées qui en sont la substance. Tel est Moïse Botril, qui, en 1409, ainsi qu'il nous l'apprend lui-même*, s'exprime ainsi sur la Kabbale et sur les précautions avec lesquelles il faut renseigner :

Page 1