PSYCHOLOGIE
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« union existe, comme nous l'apprenons par ces paroles : „ il les bénit, et il appela leur nom Adam le jour où il les « créa; car même le nom d'homme ne peut se donner qu'à . „ un homme et à une femme unis comme un seul être. » De même que l'âme tout entière était d'abord confondue avec l'intelligence suprême, ainsi ces deux moitiés de l'être' humain , dont chacune, du reste, comprend tous les éléments de notre nature spirituelle, se trouvaient unies entre elles . avant de venir dans ce monde, oU elles n'ont été envoyées que pour se reconnaître et s'unir de nouveau dans le sein de Dieu. Cette idée n'est exprimée nulle part aussi nettement que dans le fragment qu'on va lire : « Avant de venir ., dans ce monde, chaque àmc et chaque esprit se compose « d'un homme et d'une femme réunis en un seul être; en „ descendant sur la terre, ces deux moitiés se séparent, et « vont animer des corps ditférenls. -Quand le temps du ma- ,, riage est arrivé, le Saint (béni soit-il!) qui connaît toutes « les âmes et tous les esprits, les unit comme auparavant, « et alors ils forment, comme auparavant, un seul corps et « une seule ùme. . . Mais ce lien est conforme aux œuvres de . « l'homme et aux voies dans lesquelles il a marché. Si .< l'homme est pur et s'il agit pieusement, il jouira d'une « union tout à fait semblable à celle qui a précédé sa nais-
(( sance. w Nous trouvons dans le passage suivant la doctrine de la
réminiscence : «De même que, avant la création, toutes les « choses de ce monde étaient présentes à la pensée divine, ,. sous les formes qui leur sont propres; ainsi toutes les « âmes humaines, avant de descendre dans ce mont,e, « existaient devant Dieu, dans le ciel, sous la forme qu'elles « ont conservée ici-bas; et tout ce qu'elles apprennent sur « la terre, elles le savaient avant d'y arriver. » On regret-
PLURALITÉ DES ÉPREUVES
tera peut-être avec nous, dit M. Franck \ qu'un principe de cette importance ne soit pas suivi de quelques développements, et ne tienne pas plus de place dans l'ensemble du système; mais on sera forcé de convenir qu'il ne peut pas ttre formulé d'une manière plus catégorique. « Tous ceux « qui font le mal, dans ce monde, ont déjà commencé dans « 1 univers ù s'éloigner du Saint, dont le nom soit léin î ils « se sont précipités à l'entrée de l'abîme, et ont devancé le « temps où ils devaient descendre sur la terre. Tdks furent « les âmes avant de venir parmi nous. »
C'est précisément pour concilier la liberté avec la destinée (le 1 ûme, c'est pour laisser à l'homme la faculté d'expier «es fautes sans le bannir pour toujours du sein de Dieu, nue les kabbaJistes ont adopté, mais en l'ennoblissant, le dogme pythagoricien de la métempsycose. Il faut que les ûmes comme toutes les existences particulières de ce monde^ rentrent dans la substance absolue dont elles sont sorties! Mais pour cela, il faut qu'elles aient développé toutes les perfections dont le germe indestructible est en elles ; il faut quelles aient acquis, par une multitude d'épreuves la conscience d'elles-mêmes et de leur origine. Si elles n'ont pas accepté cette condition dans une première vie, elles en commencent une autre, et après celle-ci une troisième en passant toujours dans une condition nouvelle, où il dépend entièrement d'elles d'acquérir les vertus qui leur ont manqué auparavant. Cet exil cesse quand nous le voulons • rien non plus ne nous empêche de le faire durer toujours... « Toutes les âmes, dit le texte, sont soumises aux épreuves « de la transmigration, et les hommes ne savent pas quelles « sont, a leur égard, les voies du Très-Haut; ils ne savent