‹ La plus belle nuit de la vie; comédie-vaudeville en un acteChapitre 4 sur 28 · DURAND , BLONDEAU · texte numérisé non relu

DURAND , BLONDEAU

BtONDEAU , entrant.

MaucViies boites! infernales bottes! impossible de marcher avec C'est cependant pour ça cjne je les ai fait

fil ire.

DURAND

Comment, monsieur Blondeau, vous étiez dans cette chambre; si je l'avais su plutôt. .... ( Lui présentant une lettre. ) Voici une lettre

BtONDEAU , le repoussant.

Ne m'approche donc pas tant.

DURAND. '

Pourquoi donc ça?. . . Est-ce que je porte une odeur?

BLONDEAtr.

Du tout , mais tu pourrais me marcher sur les pieds , et il y aurait de quoi me faire tomber en syncope.

Vous avez mis des bottes. . . Ça me paraît assez cocasse pour un marié. . . Enfin c'est un système comme un autre.

BLONDEAU

Tu ue vois pas, Durand, que c'est une idée de la bellemère; elle veut que je reconduise madame Jouflard, la tante de ma femme.

DURAND

Ah ! oui, sa grande tante; je la connais.

BLONDEAU

C'est une grosse vieille!.. . Personne n'a voulu s'en char-* gcr, comme c'est amusant.

DURAND

C'est le cas de dire :

Qunnd on alfond in nièce , Que lu tante eslct'uello.

Mais voilà une lettre Irès-pressce.

BLoVDViAV ^ prtntint la lettre , et la mettant tlans la poche (le côte' (le son habit.

Cc»l bien, je In lirai domain.

DURAND

Regardez , il est e'crit dessus : très-pressë.

BEONDEAU.

Qu'est- ce que ça rae fait, Durand? Est- ce que je poii ra'adonner aux lettres le jour de mon mari<'ige? Et quand je dis le |our, je pourrais dire la nuit, car voilh bientôt

I heure, Durand... Tu vois un homme dévore de mille eentiniens divers; d'iibord, Tiunour. . . et puis du trouble,

de i'ëniutiou , du . . . je ne sais quoi J:h bien ! c'est le

bonheur, voilà ce qui constitue le bonheur... Dieu! que mes bottes me font mal.

DURAND

Ça doit ^ous faire bien souffrir Je sais ce qae c'est

quand on est sensible de la chaussure.

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