SCENE V
M»" DUtoUR, BLONDEAU.
BLONDEATJ.
Moi , belle-maman y \e vais chercher ma tante.
M™" DUTOUR
C'est inutile , elle est partie ; je lui ai trouvé un cavalier. Ne parlait -elle pas de s'en aller en voiture , il aurait fallu payer. . . autant vaut que ce soit un autre.
BLONDEAU
Mais alors, helle-maman,' ce n'était pas la peine de me faire changer de chaussure. . . Des bottes toutes neuves qui me coupent la respiration.
M™" DUTOUR
Des bottes neuves ! . . . Et pourquoi sont-elles neuves?
BLONDBAU.
Dam'! parce que je les mets pour la première fois.
jjme DUTOUR.
"Voilà bien les jeunes gens ! Sonj^ez-y , Blondcau ,
vous n'avez qu'une place du gouvernemeut. . . ^si je vous avais connu pour uu dissipateur...
BLONDEAU
oh! peut-on dire. . . Moi qui n'use jamais mes nfTaircs...
M*?* DUTOUR , regardant dans la saUe du bal. Tenez, re<;;nrdez. . . Tout le monde gaspille les rafraî>chissemens, oa ne sVn fait pas faute. , . J'ai remarqué ua jeune homme qui a bu jnsquTi six verres d'orgeat.
BLONDEAU
En voulez-TQus un, belle-maraan?
M™« DUTOUR
Du tout ! Dieu m'en préserve. . . Un peu de punch, s'fl vous en reste encore?
BLONSEAU.
A votre service, belle-maman.
jjine DUTOUR , après avoir bu.
Dieu ! qu'il est fort!... quelle profusion ! quelle prodi;;%litë. . . Ce n'est f as ainsi , Blondeau , qu'on amasse quelque cliose , et qu'on laisse de la fortune à ses enfans.
( Blondeau boit un verre de punch. )
SCÈIVE VI.