‹ La plus belle nuit de la vie; comédie-vaudeville en un acteChapitre 8 sur 28 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LES MEMES, GRANDIN, ;:7i«j LA Société.

( Grandin est entre sur la fin de la scène , et s'est placé devant la porte de la chambre à coucher * ).

GRANDIN

H'ilte-là! . . . Ob! on veut enlever la mariée!. . . A moi ,

mes amis !

CH(ÏÏUR, arrivant.

AIR : Kst-il possible ?

Kon, point de grâce !

Qu'à c«;llc place ,

Les c'^)nuj( Restent avec nous . . .

Oi-Hiiaiu, blondeau, niadamc DiUoui , Augusline.

, jjci, personne . Né veut qu'on donne Le signal De la fia du bal !

GBAWDIN.

La mariée est encore invitée pour dix'-nenf contredaiiaes. C'est moi qui tient la liste.

M"-* DUTOUR

Ma fille est fatiguée , elle ne dansera pas.

GRANDIN

£lle dansera, ou elle dira pourquoi.

BLONDEAU

Grandin , je ne crains pas de vous le dire, vous êtes fort nimiible en société; nuis vos plaisauteries bont <iu plus mauvais ton.

GRAKDIN.

C'est fort malhonnête, ce que vous dites là. . . Il ne fiiut pas croire que, parce que vous êtes lieutenant dans la t^arde nationale . . .

BLONDBAV.

Que je sois lieutenant ou autre chose, ça ne vous reg^trde pas.

GRAT!ÎD1N.

Si fait, ça me regarde. Vous n'êtes que lieutenant provisoire, et vous cahalez pour l'être tout-à-fait.

BLONDEAU

C'est faux !

GRANDIN, s^at^ançant.

Vous êtes un impertinent!. . -

BLONDEAU

Et vous , vous êtes un .. .

GRANDIN, saisissant un vtrre.

Un quoi . . . Achevez donc!

M™* DUTOUR

Messieurs, Messieurs, séparez-les donc... ils vont cai>ser quelque chose. ^ On se jette entr^eux. )

AUGUSTINE, à part.

Je suis au supplice !

( Elle se retire dans un coin du tln'âtre- à gauche. )

( iG )

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