SCÈNE VII
LES MEMES, GRANDIN, ;:7i«j LA Société.
( Grandin est entre sur la fin de la scène , et s'est placé devant la porte de la chambre à coucher * ).
GRANDIN
H'ilte-là! . . . Ob! on veut enlever la mariée!. . . A moi ,
mes amis !
CH(ÏÏUR, arrivant.
AIR : Kst-il possible ?
Kon, point de grâce !
Qu'à c«;llc place ,
Les c'^)nuj( Restent avec nous . . .
Oi-Hiiaiu, blondeau, niadamc DiUoui , Augusline.
, jjci, personne . Né veut qu'on donne Le signal De la fia du bal !
GBAWDIN.
La mariée est encore invitée pour dix'-nenf contredaiiaes. C'est moi qui tient la liste.
M"-* DUTOUR
Ma fille est fatiguée , elle ne dansera pas.
GRANDIN
£lle dansera, ou elle dira pourquoi.
BLONDEAU
Grandin , je ne crains pas de vous le dire, vous êtes fort nimiible en société; nuis vos plaisauteries bont <iu plus mauvais ton.
GRAKDIN.
C'est fort malhonnête, ce que vous dites là. . . Il ne fiiut pas croire que, parce que vous êtes lieutenant dans la t^arde nationale . . .
BLONDBAV.
Que je sois lieutenant ou autre chose, ça ne vous reg^trde pas.
GRAT!ÎD1N.
Si fait, ça me regarde. Vous n'êtes que lieutenant provisoire, et vous cahalez pour l'être tout-à-fait.
BLONDEAU
C'est faux !
GRANDIN, s^at^ançant.
Vous êtes un impertinent!. . -
BLONDEAU
Et vous , vous êtes un .. .
GRANDIN, saisissant un vtrre.
Un quoi . . . Achevez donc!
M™* DUTOUR
Messieurs, Messieurs, séparez-les donc... ils vont cai>ser quelque chose. ^ On se jette entr^eux. )
AUGUSTINE, à part.
Je suis au supplice !
( Elle se retire dans un coin du tln'âtre- à gauche. )
( iG )