‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 59 sur 112 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

GERMAINE, se relevant et plus calme.

Alors, vous me chassez?

Nous vous prions de vous retirer... Comment ne comprenez-vous pas, madame, que votre place n'est pas ici?

GERMAINE

Ma place est auprès de Jacques.

ANGÉLIQUE

Près de mon frère, quand il est chez lui, c'est son affaire... Quand il n'y est pas, vous jugerez vous-même si votre présence y est justifiée... Mais, dans ma maison, à côté de ma fille...

(Un silence.) GRRMAINE, lentement, regardant Angélique.

Vous pouvez dire ce que vous dites là, faire ce que vous faites... et vous êtes une femme... Vous avez un mari, une fille, il y a des êtres que vous aimez... Et vous êtes la sœur de Jacques... (Un temps.) C'est bien... Je m'en vais... (A distance

comme si elle parlait à Jacques.) JacqUCS, mon chéri...

on ne veut pas de ta Germaine près de toi... on

la chasse... Elle veillera tout de même sur toi, de loin, va... elle te protégera... Mon chéri!... mon

chéri!... (Lentement, elle s'en va. Un instant elle semble se raviser, revenir... Lebrun s'avance vers elle. Elle l'écarté du geste.)

Non, ne me touchez pas... Ce n'est pas la peine! Je m'en vais... je m'en vais...

(Elle se traîne jusqu'à la porte du fond et sort.)

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