ACTE III, SCÈNE IV I
JACQUES
Tu vois cela, toi? Tu t'y entends donc?
PAULINE
C'est moi qui m'occupe de la toilette de papa... Maman, ça l'ennuie. Tenez... Voici une cravate qu'on a faite avec une écharpe, avec un grand ruban. La personne qui l'a faite a économisé adroitement sur l'étoffe en la coupant de biais, derrière.
JACQUES
Rémi l'aura fait faire par une bonne ouvrière.
(Pauline fait le geste de jeter la cravate brusquement, puis se ravise et achève de bien ranger tout.)
PAULINE
Regardez, à présent, mon oncle, comme c'est bien rangé. Est-ce aussi bien que par votre valet de chambre ?
JACQ^UES
C'est mieux. Et puis, tu y mets plus d'imprévu, plus de passion.
y8 LA PLUS FAIBLE
PAULINE, riant.
Ne vous moquez pas de moi. (HUe ferme k valise et va la déposer un peu à l'écart, puis elle revient vers Jacques, qui, de nouveau, est allé regarder à la fenêtre.) Mon Oncle?
JACQUES
Ma chérie ?
PAULINE
Si je vous dis un secret, vous ne me gronderez pas?
JACQUES
Est-ce que je te gronde jamais?
PAULINE
Ne me regardez pas, je n'oserais plus parler...
(Jacques revient s'asseoir en souriant près de la petite table ronde.)
Ecoutez... Quand vous avez été blessé et qu'on est venu me chercher à la pension... J'ai eu bien du chagrin...
JACQUES
Je l'ai vu.
PAULINE
Pendant deux jours, le médecin n'osait pas