‹ La plus faible; comédie en quatre actes, en proseChapitre 91 sur 112 · ACTE III, SCÈNE X I9I · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE X I9I

mise à Germaine. Germaine, d'ailleurs, m'a grondé pour avoir fait cela.

(Un silence.)

JACQUES

Germaine avait de l'inquiétude, de la nervosité, que tu prétendais calmer par ta lettre?... Et moi, plus distrait, moins attentif que toi, je n'y prenais pas garde? A quel propos cette inquiétude?

GOURD, de plus en plus embarrassé.

Ma foi, je ne me rappelle plus... A propos de rien...

JACQUES, un peu impatient.

Oh! Gourd, voyons!...

GOURD

Je t'assure. . . une niaiserie. . . Tu ne vas pas faire le juge d'instruction avec moi? Je te dis que ce billet n'a aucune importance, pas plus dans le fond que dans la forme.

JACQUES

Alors pourquoi es-tu embarrassé pour mo

l'expliquer? Si l'énigme est insignifiante, dism'en le mot et parlons d'autre chose.

GOURD, après réflexion.

Je ne peux pas te le dire.

JACQUES

Pourquoi?

GOURD

Germaine me l'a défendu... là!...

JACQUES

C'est donc grave?

GOURD

C'est grave d'une certaine façon... pas dans le sens où tu l'entends. Voyons, je t'en supplie, n'insiste pas... Sors d'abord d'ici où l'on machine je ne sais quoi pour t'arracher à nous. Pauvre garçon, on abuse de ta nervosité de malade pour t'inquiéter. Dès que tu seras délivré de ta famille, tu verras clair et tu te calmeras.

JACQUES

Sais-tu que tu te défends singulièrement? Tu

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