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de la transmission intra-utérine de la pneumococcie de la mère au fœtus, ce dernier peut présenter des fovers de pneumonie lobaire typique, tantôt isolé, tantôt associée à d’autres localisations de la pneumo- COCCéMIe...
« Envisagée de la sorte, la pneumonie franche aiguë nous apparaît comme la localisation mélastaltique par excellence dela septicémie pneumococcique, »
Au cours de cette étude, nous aurûns en vue la paeumonie du nourrisson, c’est-à-dire la pneumonie du tout jeune enfant ne dépassant pas deux ans. Nous laisserons de côté la pneumonie fœtale, telle que l'ont établie, par leurs travaux, MM. Ménétrier et Touraine.
La bénignité de la pneumonie chez le nourrisson est mise fortement en doute par un grand nombre de pédiatres modernes, et sa- fréquence s'établit de jour en Jour, à mesure que nous savons en dépister les formes frustes.
D'autre part l'intérêt qui s'attache à l'étude de la pathologie générale va sans cesse grandissant.
Pour toutes ces raisons, la nécessité d'une nouvelle étude nous a paru s'imposer, en mettant à contribution les opinions les plus modernes pour la mise au point de notre thèse.
Pour se rendre compte du chemin parcouru, il suffit de se reporter aux ouvrages et thèses qui traitent de la question. Notre intention n'est pas dans ce rapide exposé, d’énumérer les nombreux fravaux qui ont paru sur le sujet, et dont nous donnerons plus loin l’énumération bibliographique. Nous nous bornerons simplement à en indiquer les grandes lignes.
A l’époque où le génie dé notre immortel Laënnec
RUE découvre l'auscultation, elle est confondue avec la «broncho-pneumonie ». Elle ne cornmence à prendre rang dans le cadre nosologique qu'en 1837. À cette. époque, en effet, le terme de « broncho-pneumonie » est créé.
En 1838, Valeix affirme sa fréquence extrême, el Ja même année, Riliet et Barthez, dans leur traité, distinguent nettement deux formes « Fune à terminaison fatale habituelle, la pneumonie lobaire simple, lobulaire, lentement généralisée, ou lobaire survenant au cours d’une affection bronchique.
« L'autre forme, pneumonie lobulaire, rapidement généralisée, survenant soit dans le cours d'une bonne santé, soit comme complications d’une maladie aiguë et revêtant la forme aiguë. »
Vint une réaction; Parrot nie son existence et, au nom de fl’anatomie pathologique, Joffroy écrit « Quand les enfants ont moins de deux ans, la question se trouve pour ainsi dire tranchée par ce seul . fait ; c’est toujours de la broncho-pneumonie à noyaux confluents et non une pneumonie ».
Cadet de Gassicourt apporte au procès un document des plus instructifs. Chez un enfant qui, durant tout le cours de sa maladie, avait présenté une pneumonie lobaire manifeste, il découvre à l’autopsie une broncho-pneumonie typique. Malgré la thèse de Carron de la Carrière, en 1886, qui établit au nom de la clinique, la pneumonie chez l'enfant au-dessous de deux ans, Marfan, en 1902, dâns la presse médicale, insiste à nouveau sur la rareté de la pneumonie, fait en accord avec les opinions des pédiatres dont le nom fait autorité; Damaschino, Cadet de Gassicourt, Jules Simon, Barthez et Sanné, D'Espine et Picot.
Les pédiatres modernes sont partagés. Pour les uns, Grancher, Comby, en particulier, elle est grave avant deux ans, mais elle rachète sa gravité par son extrême rareté. Pour les autres, Hutinel, dans la thèse de Mlle Sämoylowaen, 1912, Weill et Mouriquand, de Lyon, elle serait plus fréquente qu’on ne le croit d'ardinaire et elle ne serait pas aussi bénigne qu'on veut bien le dire.
L'ère bactériologique, en renouvelant l'intérêt qui s'attache à la clinique, met au jour des faits nombreux et variés. Le pneumocoque de Talamon-Franckel, trouvé en 1881 par Pasteur dans la salive d'un enfant mort de la rage, est mis en cause dans le processus pneumonique; sa recherche permet de grouper sous une même cause des faits en apparence disparates. Les formes cliniques sont nettement différenciées; la méningite, la péricardite, l’otite, les néphrites à pneumocoques, sont successivement décrites. Le séro-diagnostic de Widal, en apportant un argument décisif en faveur de l'infection éberthienne, fixe le clinicien, et le processus méningitique est puissamment éclairé par la ponction lombaire que Quincke introduit dans la pratique médieale journalière en
L'hémoculture systématiquement appliquée depuis quelques années aux maladies infectieuses, démontre la fréquence relative des bactériémies. Entre les mains d'Abrami et Lemierre (4908), de Joltrain (1910), elle établit nettement l’origine hématogène de la pneu- MONIE..e |
Chez le tout jeune enfant, la ponction lombaire veineuse est difficile. Le procédé de la sangsue a per-
mis a M. Weill d'arriver aux mêmes conclusions que les auteurs précédents.
Enfin, des discussions nombreuses qui surgissent au sein des sociétés médicales, il semble ressortir que la pneumonie est contagieuse dans certaines eirconslances et on à parlé de pneumonies familiales; mais les preuves ne sont pas suffisantes pour permettre d'affirmer une telle contagiosité.
Comme on le voit par ce rapide exposé, nous ne pourrions passer en revue toutes ces questions dans notre modeste travail, et-force nous est de nous restreindre, Néanmoins, il nous paraît utile de résumer l'opinion des pédiatres modernes.
Pour les uns, Cadet de Gassicourt, Armand Delille et Hallé, la pneumonie serait rare « chez le nouveauné, nous disent ces auteurs, la pneumonie Iobaire n'est pas connue, où du moins son existence ne paraît pas résulter nettement des quelques observations publiées qui n'entraînent pas la conviction ».
Pour d'autres, elle serait admise surtout dans la deuxième année, Comby, sur 170 cas de pneumonies, de 0 à 15 ans, relate Jusqu'à 22 cas, de 6 mois à 2 ans.
Weill, Hutinel, dans la thèse de Mlle Samoylowa, 1912, disent qu'elle est plus fréquente qu'on ne l'a prétendu, et nullement exceptionnelle chez enfant âgé de moins d'un an.
Eonvaineu que la clinique est et restera toujours la base de toute étude médicale, nous chercherons, dans les faits cliniques qu'il nous a été donné d'observer dans le service de notre Maître, M. le Professeur Crespin, à apporter, croyons-nous, un appoint décisif, à la preuve de l'existence de la pheumonie chez
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le tout jeune enfant, en particulier chez l'enfant audessous d'un an.
Nous étudierons tout d'abord la pneumonie au point de vue clinique; cette étude constituera le premier chapitre de notre thèse. Nous apporterons à ce sujet une observation intéressante chez un enfant de deux mois. Nous verrons que, même à cet âge, on peut, par la clinique seule, poser dans certains cas, un diagnostic précis. |
La radioscopie des divers cas dont nous rapportons les observations nous permettra de produire de nouveaux arguments. Nous verrons tout le parti qu'on en peut tirer. Nous accorderons tout un chapitre à cet important procédé d'investigation.
L'étude méthodique des selles, que nous avons entreprise chez nos nourrissons atteints de pneumonie, est des: plus intéressantes. Elle nous permet d'aborder certain problème de pathologie générale.
= Enfin, comme conclusion aux résultats précédents, nous envisagerons les conséquences thérapeutiques qui en découlent. ;
En résumé, fixer l’état actuel de nos connaissances touchant la pneumonie du nourrisson, en étudier les conceptions générales, tel estle but de notre thèse.
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