DATE
Cependant ee début peut souffrir des excepliio::s. Variol, dans son traité « Hygiène des Maladies de l'Enfance, 1910 », cite le-cas d’une pneumônie chez un enfant de trois jours, atteint de débilité congénitale.
On peut aussi: tr ver certains érythèmes. Macé, dans sa thèse, p&rue en 1896, étudie les érythèmes pheumoniques «rasch pneumoniques de Cadet de Gassicourt. Il eite huit observations, et il ajoute : ces érvthèmes n'ont été observés que chez les enfants ils peuvent prêter à confusion avec la scartatine. faut savoir aussi que chez les enfants, les épistaxis el les convulsions ont été signalés.
PÉRIODE DE DÉBUT. — L'attention du médecin est alürée du côté de l'appareil respiratoire.
Dyspnée. — C'est elle qui frappe tout d’abord. Elle est considérable, elle atteint 40 à 60 respirations par minute; dans certains cas, nous l'avons vue atteindre 80; elle varie suivant les moments de la journée.
Elle n'a pas le caractère suffocant: c’est une dyspnée inspiratrice, la respiration semble superficielle.
Tout autre est la dyspnée de broncho-pneumonie, elle varie entre 80.et 90, le petit malade paraît suffoqué, l'expiration est troublée, on observe souvent un tirage sous-sternal.
Décubitus. — Il ne présente rien de particulier, il est le plus souvent dorsal. Armand Delille nous dit qu'il est différent de celui que l'enfant avait dans son sommeil naturel: it retour du décubitus antérieur serait souvent pour lui le meilleur présage de la guérison. L'enfant est parfois agité, mais l'agitation n’est jamais aussi vive que dans la broncho-pneumonie,
Face. — Elle est le plus souvent pâle, mais parfois la pomette se colore momentanément du côté malade et même du côté sain, la dyspnée se traduit par le baltement des ailes du nez. Le’ visage exprhne lin: différence de l'enfant aux excitations extérieures, le petit pneumonique ne rit pas: il a, suivant l'expression consacrée, un sérieux qui frappe à cet âge.
Quand des vésicules d'herpès apparaissent autour de la cavité buccale, le diagnostic se précise.
Le faciès du petit broncho-pneumonique exprime la terreur, l’angoisse, l'anxiété, la souffrance; parfois il est cyanosé.
Hyperthermie. — Elle se maintient en plateau à 40° avec quelques rémissions matinales: la courbe thermique présente quelquefois quelques petits incidents; tantôt elle accuse des poussées hyperthermiques, on l’a vue atteindre parfois 43°. Tantôt au contraire, vers le 3° jour, elle redescend à la normale pour remonter les jours suivants.
Dans la broncho-pneumonie, la courbe monte rarement aussi haut que dans la pneumonie, elle n’a aucun caractère cyclique; elle aussi, elle est essentiellement irrégulière. |
Pouls. — Il est toujours rapidé, incomptable. Dans le diagnostic de la pneumonie, il importe de compter sur les signes négatifs,
Point de côté. — I] faut savoir le rechercher, il n'existe pas toujours, et quand il existe, il n’oecupe pas le siège habituel, il est le plus souvent abdominal. Il faut savoir dépister la douleur: voiei le procédé qui nous paraît le plus sûr à ce point de vue. On palpe méthodiquement la paroi abdominale, l’en-