‹ La poésie de Jean AicardChapitre 6 sur 112 · LE POÈTE DES ENFANTS ET DES MÈRES · texte numérisé non relu

LE POÈTE DES ENFANTS ET DES MÈRES

cherchant à se rendre compte de son enchantement, comme un froid anatomiste ayant le triste courage de disséquer un colibri pour voir ce que renferme la petite bête ; mais ici l'artiste et l'anatomiste n'auraient absolument rien à reprendre; l'armature et l'enveloppe sont d'un maître. Ce petit poème, à lui seul, a la valeur d'une grande œuvre. Van Eyck en eût fait un tableau; La Fontaine, le fin Champenois, attendri, eût embrassé l'auteur, et saint François de Sales en eût souri de joie. C'est quelque chose de si rare qu'un poète avec son merveilleux organisme, l'œil, l'oreille et le cœur doivent être de premier ordre. Trouvez-en beaucoup à ce comptelà...

« Après avoir lu la Légende du Chevrier (n, legardons saintement la Vierge Brodeuse... et le Rouge-Gorge que j'allais oublier. Michelet dans son livre avait regretté que cet oiseau charmant, dont les beaux yeux noirs ont tant d'éloquence, n'eût pas encore trouvé son poète. Le poète est venu...

« Nous sommes heureux de penser que, de même que Jésus dans l'étable, une poésie nouvelle vient de naître, arrivant aux plus grands effets par des moyens très simples. L'école purement descriptive, Scandinave, chinoise ou japonaise, a bien fait son temps. Ne réveillons pas les ennuyeux défunts.

Le mouvement dans la lumière, c'est la vie ; Et l'immobilité dans l'ombre, c'est la mort » (2).

(1) Voir page 133 du présent recueil.

(2) André Lemoyne ; notice du Parnasse contemporain.

Quoi qu'il en soit, La Chanson de VEnfant marque une date dans l'histoire de notre poésie.

Victor Hugo nous avait dit le charme de l'enfant; Jean Aicard veut faire servir la poésie à former au cœur de l'enfant l'homme de demain. Son œuvre va à la fois aux enfants qui l'entendent et aux mères qui y prennent une plus haute conscience de leurs devoirs. On peut dire qu'elle est classique puisqu'elle a sa place au foyer et à l'école. Y a-t-il au xix^ siècle un autre recueil de vers, d'un caractère artistique incontesté, qui puisse être lu par toutes les mèr.s à tous les petits enfants, et qui puisse être appris par cœur, avec fruit, par tous les petits écoliers de France?

Ce poète qui chante la Provence et les petits enfants est un homme qui a vécu et qui a des idées sur la vie et sur l'homme. Je voudrais les dire maintenant.

Elles se résument d'un mot : Jean Aicard est un idéaliste. Laissons-le s'expliquer lui-même.

Nous empruntons la page suivante à la préface (dédiée à son ami Pierre Loti), qu'il a mise en tête du livre : Au Bord du Désert. Humoristique par endroits, cette préface touche, ici ou là, à des questions graves :

« Parmi les procédés d'art et de critique, il y en a deux, qui sont opposés, et qui sont symétriques.

« L'un consiste à voir dans la nature qu'il s'agit d'exprimer, ou dans l'œuvre qu'il faut qualiiiei, uniquement les choses mauvaises, déplaisantes, le mal

et Terreur. Dans ce système, quand le bien, l'agréable sont constatés, ils prennent l'arrière-plan; ils sont subordonnés, niés presque, sinon tout à fait.

« L'autre système consiste â ne voir ou à ne montrer que le bon et le bien. Le mauvais et le mal sont alors niés, du moins subordonnés, relégués à Farrière-plan. Des deux systèmes quel est le meilleur r Pour moi, qui ne me permettrai jamais de trancher aucune question, — et qui ne reconnais aux critiques et aux chefs d'école que le droit d'affirmer les préférences de leur nature propre, mais non de proclamer des règles, je préfère l'art qui met audessus de tout — comme le fait la nature elle-même — les rayons, les nettetés, l'éclat, la vie, Tépuralion perpétuelle, universelle.

« Je ne suis pas de ceux qui reprochent aux corbeaux de manger de la viande corrompue : je les remercie d'être des nettoyeurs. Les charognes, dans la nature, tiennent peu de place, et, vite, sont éliminées, disparaissent sous les fleurs et les verdures.

« Je ne dis pas aux roses : « Fi! vous naissez du fumier! » je suis tenté de dire au fumier : « Gloire à toi qui nourris les roses ! >)

(' 0 Loti, le réel social, que l'on confond trop souvent avec la nature, est quelquefois abject parce qu'il se modèle imparfaitement sur la nature divine. . . J'appelle divin tout ce qui échappe à l'homme, se passe de lui, et l'emporte.

« La terre n'est pas ignoble; elle absorbe toute ignominie et en fait de la vie, éternellement; la mer n'est jamais salie : elle lave tout ce qu'elle touche, les rochers du riv?ige et le pont de votre navire; le

LE POETE IDEALISTE ET HUMANITAIRE ÔI

ciel est la source de pureté, eau et feu. La vie est propre et glorieuse. La mort, immortellement est absorbée et rendue vivante. 11 n'y a de naturalisme, d'art, de politique, de philosophie, viables, que ceux qui, copiant la nature même, simplifient tout, purifient par la simplification qui rapporte chaque élément â sa source particulière, lavent, éclairent, et font germer, c'est-à-dire monter vers la lumière » (i).

Ainsi, cet homme, qui est de son temps et qui par conséquent regarde le réel, voit en même temps au delà et au-dessus du réel. « Dans l'œuvre qui montre le réel, l'idéal apparaissant toujours comme le ciel au-dessus des rues ou à travers les bois, voilà mon naturisme (2) ».

Telle est \a. pensée directrice que ne perd jamais de vue le poète, ce qui ne veut pas dire que tous ses livres puissent être indistinctement recommandés aux lecteurs de tout âge.

Il a écrit :

« Mon idéal n'est pas le songe inutile, la vaine utopie. Il n'est point ce qui n'est pas, comme Maupassant définissait l'idéal; il n'est point ce qui ne peut pas être ; non, il est, si l'on veut, le mieux immédiatement possible, celui qu'on oublie dès qu'il est réalisé, pour rêver mieux encore. L'idéal, c'est le vrai de demain. ))

Cet idéalisme naturaliste repose sur une grande idée qui est comme le centre de toute la vie et de

{1) Au Bord du Déstrt, p. as.

(2) Mïttte «t Norê, préface, écrite en 1880.

toute l'œuvre de Jean Aicard. Je l'ai déjà indiquée en essayant de définir l'homme; je la retrouve en étudiant l'œuvre, parce que l'homme et l'œuvre ne font qu'un.

Cette idée, c'est qu'il y a dans toute âme humaine et même dans toute créature un point lumineux par où elle est belle. Cette lumière est parfois étouffée; mais quand on la cherche avec des yeux sincères on la trouve; là où elle est, elle marque la place de Dieu et elle est la preuve de sa présence. Ce point lumineux, c'est le Dieu dans l'homme; et, comme il est convenable, Le Dieu dans l'Homme est le titre d'un des principaux recueils de vers de Jean Aicard.

Cette lueur de bonté et de beauté, le poète la cherche partout à travers le monde; et il la trouve. Allez au fond des montagnes des Maures et voyez le chasseur qui vit en marge de la société et des lois; vous croyez qu'il ne songe qu'à son plaisir et à la liberté anarchique dont il jouit; regardez de près, il vit pour la justice, il vit pour la France plus juste et meilleure. C'est Maurin des Maures. Allez au port de Toulon et voyez les matelots, victimes de la débauche et de l'ivrognerie; vous croirez peutêtre que leur rude cœur ne connaît que des sentiments élémentaires; regardez bien; qu'une sollicitation extérieure se produise, vous verrez monter du fond de leur âme les dévouements les plus purs, toutes les délicatesses de la bonté. C'est le Pavé d'Amour. Allez même plus loin, chez l'Arabe qui vit sous sa tente, qui n'a pas résisté à nos armes mais qui a résisté à notre civilisation, et que, pour

cela, nous méprisons peut-être ; si vous écoutez sa parole, vous serez surpris de la sagesse et de l'idéal qui germent au désert et vous croirez entendre des lambeaux d'Évangile. C'est An Bord du Désert.

A toutes les époques, cette faculté de s'élever audessus du réel a existé dans l'âme humaine. Le moyen âge nous apparaît comme une ère dure et cruelle; c'est le temps des seigneurs féroces et des grands coups d'épée. Mais c'est aussi le temps des âmes mystiques et des troubadours. « Si vous mangez mon cœur, il vous viendra des ailes » ^nous dit le poète Cabestaing; la France a mangé leur cœur, s'est nourrie de leur pensée, et elle a senti pousser, comme des ailes, la générosité et la délicatesse. C'est La Légende du Cœur.

De nos jours où les raffinements de la civilisation et le besoin de joies bruyantes semblent avoir étouffé la bonté, le désir d'autre chose vit dans les cœurs. Le jouisseur moderne, le Don Juan du xix* siècle, pas plus que le Don Juan de l'Espagne ou le Don Juan de Molière, ne trouve son bonheur dans le plaisir. Et s'il tente chaque jour une expérience nouvelle c'est assurément qu'il est dépravé, — et les moralistes ont le droit de le dire — mais c'est aussi qu'il poursuit sans cesse un idéal insaisissable, et les poètes le constatent. C'est le sens de cette œuvre puissante et mêlée, qui s'appelle Don Juan. Jean Aicard a écrit en tête de son livre ces mots de son ami Edouard Schuré : « Jamais lame humaine n'a eu un sentiment plus profond de l'insuffisance, delà misère, de Tirréel de notre vie présente; et

jamais elle n'a aspiré plus ardemment à l'invisible au-delà, sans parvenir à y croire » (i).

Puisque Jean Aicard cherche les lueurs d'idéal éparses dans le monde, il n'est pas surprenant que le dernier de ses grands poèmes soit consacré à Jésus.

« Jean Aicard, dit Auguste Sabatier, a été conduit au Christ, non point parce que c'est un admirable héros de poème et que sa vie, sa prédication et sa mort sont une belle « matière à mettre en vers latins », mais par un besoin profond du cœur, par l'instinct d'une âme altérée qui veut s'assurer si la source sacrée est tarie, ou si elle jaillit encore, et qui, découvrant sous les ruines religieuses que notre âge a faites, parmi les décombres de l'édifice traditionnel écroulé, un filet d'eau toujours fraîche et pure, le signale en son langage harmonieux et sonore à ses frères en quête comme lui de quelque fontaine d'eau vive.

« Les souvenirs d'une enfance pieuse, les douloureuses expériences de la vie, l'obscurité de l'heure présente, les aspirations de la génération nouvelle, voilà quelques-unes des causes qui ont contribué à créer, dans l'âme du poète, la disposition très particulière d'où ces nouveaux chants sont sortis. Il y a longtemps que s'élaborait et se distillait en lui cette poésie essentiellement religieuse. 11 la sentait venir toutes les fois que sa conscience vibrait au

(i) Don Juan., préface p IX.

contact de l'expérience amère ou que son imagination remontait vers le passé ou courait au-devant de l'avenir, pour saisir, soit l'origine, soit la tin de son être. Plus il analysait la substance de sa vie morale, de sa vie profonde, plus il constatait que cette substance lui venait du Christ. C'est ainsi qu'il a découvert, en lui-même, le Christ toujours vivant, et que, l'ayant reconnu, il l'a salué de son nom d'homme, de ce nom de Jésus qui le rend fraternel à tous les hommes. C'est donc, si l'on me permet ce terme d'école, une traduction subjective que le poète nous donne de la personne et de l'enseignement de Jésus. Il s'est mis à lire les Évangiles à travers ses expériences et ses aspirations d'homme du xix" siècle, et à nous redire avec une naïve simplicité, sans préoccupation d'exégèse savante, ou de documentation historique, ce qu'il y avait trouvé de douceur et de lumière, de force et de bonté, de miséricorde et de consolation » (i).

Il est à remarquer que lorsqu'un sujet a été traité des milliers de fois par des écrivains de toutes sortes, prosateurs ou poètes, personne ne songe à contester au dernier venu le droit d'aborder ce même sujet une fois de plus ni la possibilité de s'y montrer original après tant de devanciers.

Au contraire, l'écrivain qui n'a derrière lui qu'un seul prédécesseur dont on puisse raisonnablement le rapprocher, se voit presque toujours accusé d'avoir puisé son inspiration non pas dans son propre fond,

(t) Auguste Sebaticr, Journal de Gejiive. 14 mars i8q6.

mais dans l'œuvre de son devancier, même lorsqu'il doit paraître certain aux esprits les plus prévenus qu'elle fut toute personnelle.

Dire que pour écrire son Jésus le savant Renan s'est inspiré de la fameuse apostrophe de Musset, dans Rolla :

0 Dieu 1 je ne suis pas de ceux que la prière Dans tes temples muets amène à pas tremblants,

ou prétendre que Jean Aicard a trouvé dans Renan la vision de son Jésus, seraient deux affirmations de même valeur.

Fils du siècle tous trois, ils n'ont pas eu besoin de s'emprunter l'un à l'autre des raisons d'incroyance ou de désespérance. Seulement les deux poètes subissent leur siècle, dont ils souffrent. Renan l'excite à l'incroyance, et lui donne, avec la joie d'un analyste triomphant, les motifs critiques qui doivent l'éloigner de la foi et, par suite, d'une admiration trop absolue.

Musset parle, en un vers resté fameux, du prêtre désespéré qui cherche en vain son Dieu ! Et ce prêtre, c'est lui-même.

Renan, qui étudie son Dieu en exégète souriant, le nie à chaque ligne, avec la satisfaction d'un esprit qui entend se libérer.

Aicard retrouve dans la figure du Christ, demeurée pour lui adorable, tous les signes d'une humanité divine et le seul parfait de tous les modèles.

Entre le critique et le poète il y a un abîme, celui qui sépare l'intelligence qui juge et qui nie — du cœur qui admire et qui aime. Le critique est cons-

tamment en quête du défaut humain qu'il espère et veut trouver dans son divin modèle ; le poète nous montre toutes les vertus divines qu'il trouve à son modèle humain. Ce sont là deux façons diamétralement opposées de ne pas croire, l'une qui désole, et qui diminue notre foi et notre espérance en Dieu ; l'autre qui console, et qui fortifie notre foi et notre espérance dans une humanité qui porte en elle un tel idéal divin !

D'un bout à l'autre de son Jésus, sans nul effort de volonté, le poète ainsi nous ramène à la vision d'une vie supérieure, purement humaine il est vrai, mais si haute qu'elle nous donne le goût du divin.

Un seul exemple marquera définitivement les différences entre les deux auteurs :

Renan, avec son ironie latente, avec une concision un peu dédaigneuse, dit de Jésus : « Il aimait les honneurs! » Il pense tranquillement que le triomphe de Jérusalem a dû flatter beaucoup celui qui allait répétant : « Mon royaume n'est pas de ce monde. » Pour Jean Aicard cette imputation est un sacrilège. Il y répond visiblement dans la pièce intitulée : Le Triomphe :

Celui qui foule aux pieds vos tapis... c'est mon âne ; Je n'en suis pas plus fier que ce doux animal...

J'ai donc mis les honneurs sous les pieds d'une bête Mais mon cœur va plus haut que les oiseaux du ciel!

Le critique a manié les vases sacrés avec la curiosité placide du savant, de l'archéologue ; le poète

n'y touche qu'avec des mains tremblantes d'émotion, et un respect aimant qui est encore de la piété.

Le Jésus de Jean Aicard c'est l'humanité attendrie interprétant le livre divin. Assurément dans une œuvre pareille le théologien ne retrouve rien qui ressemble à la rigueur de ses formules, mais il est touché de cet hommage rendu au Christ par le cœur et par l'art.

Voilà donc notre poète et voilà son œuvre : il cherche les fragments de l'idéal épars à travers le monde; quand il en trouve un, il en fait un poème.

Et il s'en réjouit; car si Dieu est ainsi dispersé dans les âmes, c'est qu'il existe; et s'il arrivait que par nos efforts les âmes grandissent, un jour la manifestation de Dieu serait souveraine, le bien triompherait du mal et le beau du laid. Quel rêve pour un idéaliste!

Mais hélas 1 la quête du poète est quelquefois vaine ; il se heurte à des méchants dont il cherche en vain avoir l'âme. Il est des jours où le vice triomphant, la cruauté qui s'étale, la méchanceté qui opprime, lui font croire que l'humanité est plongée dans une nuit définitive. On sent à lire l'œuvre que ces jours doivent être effrayants pour le poète dont la foi en Dieu repose sur ces manitestalions partielles de Dieu par la bonté des hommes. Il se demande alors s'il va douter de l'humanité, de Dieu et de lui-même. C'est l'inquiétude métaphysique aussi poignante que celle d'un Vigny ou d'un Sully-Prudhomme.

C'est dans ces heures troubles qu'apparaît la fai-

blesse de l'idéalisme sans la foi. C'est un beau rêve, le dernier résidu de l'idéal chrétien dans notre époque de scepticisme, mais un résidu, un beau rêve incomplet.

Il nous offre cependant un moyen de dissiper pour un temps la nuit du doute et de faire que Dieu soit, en le créant en quelque sorte, par la bonté. La bonté serait-elle inutile, et même ne servirait-elle qu'à irriter les hommes, elle serait encore, alorssurtoutpeutétre, quelque chose de divin. « A défaut d'autre religion, nous aurons celle delà pitié, la vénération de la douleur, le respect delà misère, l'amour des faibles, des vaincus, sans autre récompense que la joie de se donner, de créer, de faire œuvre d'hommesdieux.

« C'est là l'essence du génie chrétien qui refleurira à la cime de la civilisation universelle (i). »

La bonté sera donc aux yeux du poète la religion de l'avenir. Car elle suffit à tout. Là où elle existe, les conflits entre hommes sont impossibles. Elle excuse tout: il n'est pas de faute qu'elle ne doive et ne puisse absoudre. Elle triomphe de tout : les méchants et les violents sont, un jour ou l'autre, vaincus par les doux.

Cette idée, dispersée à travers toute l'œuvre de Jean Aicard, est comme concentrée dans le drame qui est connu de tous, et que la Comédie-Française a fait classique : Le Père Lebonnard. Le dénouement plein de grandeur de cette pièce suffit pour faire de Lebonnard un type inoubliable. Comme le mar-

(i) Au bord du Désert : préface, dédiée à Pierre Loti.

quis lui reproche d'avoir été toujours trop faible et ajoute:

Eh! que diable! la vie est une ardente lutte... Sans doute, on suit du cœur un blessé dans sa chute. Mais tant pis pour qui tombe!... on marche un peu dessus. Place aux forts, dit Darwin...

le père Lebonnard répond avec malice :

Oui... mais que dit Jésus?

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