LE LIVRE DES PETITS
Où des lutins de feu dansaient allègrement,
La bûche de Noël n'est plus qu'un tronc fumant;
La lampe, à mon espoir qui vacille — est pareille...
Long, triste, un chant de cloche arrive à mon oreille...
Minuit sonne, lointain, par la neige voilé...
Où donc est-il, Tami que j'ai tant appelé?
Quelque part, sous le vent de nuit, dans les tourmentes,
Il rêve un tiède abri plein de choses aimantes !
Il meurt, désespéré, peureux et grelottant.
Sans voir un cœur ouvert et vide, — et qui l'attend!
Frutt! un joyeux bruit d'aile, au dernier son de cloche! Tic! il revint!...
Il fut sans peur à mon approche !
Je mis la nuit dehors en fermant les rideaux; Tic ! il lustra d'u bec les plumes de son dos ; Ensuite, il s'étira longtemps, heureux de vivre; Puis, sur ma vaste table, à côté de mon livre, Il fît un grand festin des miettes d'un pâté. Devant mon feu d'amour, beau comme un ciel d'été.
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