‹ La poésie de Jean AicardChapitre 70 sur 112 · L'AMOUR · texte numérisé non relu

L'AMOUR

Sur un seuil d'infini j'ai dressé ta statue, O grande vision impossible à saisir !

Isis qui m'apparais saintement dévêtue, Faite de tout l'amour et de tout le désir!

Déesse, nous marchons vers ta pureté fière, O Vierge ailée, à pied parmi de durs cailloux!... Tous les coureurs d'amour sont souillés de poussière, Mais tous sur ta candeur fixent un œil jaloux !

(Le Livre d Heures de l'Amour.)

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