‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 103 sur 215 · François I · texte numérisé non relu

François I

Gouvernez vostre argent par sagesse et raison : Le prince qui ne peut gouverner sa maison. Sa femme, ses enfans et son bien domestique, JNe sçaiu'oit gouverner une grand' république '..;..

Or, Sire, pour autant- que nul n'a le pouvoir De chastier les rois qui font mal leur devoir. Punissez-vous vous mesme, afin que la justice De Dieu, qui est plus grand, vos fautes ne punisse.

Je dy ce puissant Dieu, dont l'enqjire est sans bout-^. Qui de son trosne assis en la terre voit tout, Et fait à un chascun '• ses justices égales, Autant aux laboureurs qu'aux personnes royales

(DiscocES, .4 Charles IX, jjour V institution de son oAûlescence.)

Aux mouches à miel.

Où allez-vous, filles du ciel.

Grand miracle de la nature?

Où allez-vous, mouches à miel.

Chercher aux champs vostre pasture?

Si vous voulez cueillir les fleurs D'odeur diverse et de couleurs, Ne volez plus à l'aventure.

Autour de Gassandre halenée"' De nmes baisers tant bien donnez.

Vous trouverez la rose née.

Et les œillets environnez Des llorettes ensanglantées D'Hyacinthe et d'Ajax, plantées Près des lys sur sa bouche nez.

Les marjolaines y fleurissent

L'amome y est continuel.

Et les lauriers qui ne périssent

1. La chose publique, l'État {res pu- 4. C'est exactement l'expression lallicu). tiue unusqtiiique.

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