‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 118 sur 215 · Troie. sance romaines · texte numérisé non relu

Troie. sance romaines

.luppiter ayant peur, si plus elle croissoit, Que l'orgueil des Geans se relevas! encore, L'accabla sous ces monts, ces sept monts qui sont ore Tombeaux de la grandeur qui le ciel menassoit.

Il lui meist sur le chef la croppe ^ Saturnale, Puis dessus l'estomac assist la Quirinale, Sur le ventre il planta l'antique Palatin,

Mist sur la dextre main la hauteur Celienne, Sur la senestre assist l'eschine Exquilienne, Viminal sur un pied, sur l'autre TAventin -.

(Antiquités de Rome.)

Les ruines.

Telz que l'on vid jadis les enfans de la Terre. Plantez dessus les monts pour eschellcr'' les cieux. Combattre main à main la puissance des dieux. Et Juppiter contre eux, qui ses foudres desserre :

Puis, tout soudainement renversez du tonnerre. Tomber deçà delà ces squadrons furieux, La terre gémissante et le ciel glorieux D'avoir à son honneur achevé ceste guerre;

Tel encor on a veu par dessus les humains

Le front audacieux des sept costeaux '■ Romains

Lever contre le ciel son orgueilleuse face :

Et tels ores on voit ces champs deshonnorez Regretter leur ruine, et les dieux asseniez Ne craindre plus là hault si effroyable audace.

(Antiquités de Rome.)

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