Le Tibre divinisé. queue (catidii) entre ses pattes
Les Ruines de Rome.
Gomme le champ semé en verdure foisonne, De verdure se hausse en tuyau verdissant, Du tuyau se lierisse en cspic florissant, D'espic jaunit en grain, que le chaud assaisonne ;
Et comme en la saison le rustique ' moissonne Les ondoyans cheveux du sillon blondissant. Les met d'ordre- en javelle, et du blé jaunissant. Sur le champ dépouillé, mille gerbes façonne :
Ainsi, de peu à peu, creut l'Empire romain, Tant qu'il ^ fut despouillé par la barbare main, Qui ne laissa de luy que ces marques antiques,
Que chacun va pillant : comme on voit le glenncur, Cheminant pas à pas, recueillir les reliques De ce qui va tombant après le moissonneur '*.
(Antiquités de Rome.)
Rome.
Toy qui de Rome, émerveillé, contemples L'antique orgueil qui menassoit les cieux. Ces vieux palais, ces monts audacieux.
Ces murs, ces arcs, ces thermes et ces temples,
Juge, en voyant ces ruynes si amples,
Ce qu'a rongé le temps injurieux.
Puis qu'aux ouvriers les plus industrieux''
Ces vieux fragmens encor servent d'exemples.
Regarde après comme, de jour en jour, Rome, fouillant son antique séjour.
Se rebastit de tant d'œuvres divines c :