‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 121 sur 215 · On remarquera, dans ce sonnet, çaise · texte numérisé non relu

On remarquera, dans ce sonnet, çaise

l'ampleur des comparaisons, les coupes 5. Aux artistes, par conséquent.

variées des vers et l'emploi des mots 6. Sort de ses ruines.

JOACIILM DU BELLAY. 2U3

Tu jugeras, que le Démon romain S'elTorcc encor, d'une fatale main, Ressusciter ces iDoudreuses ruynes.

(Antiquités de Rome.)

Vanité des vanités.

Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome,

Et rien de Rome eu Rome n'apperçois ;

Ces vieux palais, ces vieux arcs que tu vois.

Et ces vieux murs, c'est ce que Rome on nomme.

Voy quel orgueil, quelle ruine, et comme Celle qui mit le monde sous ses loix, Pour dompter tout, se dompta quelciuefois. Et devint proye au temps, qui tout consomme.

Rome de Rome est le seul monument; Et Rome Rome a vaincu seulement.

Le Tybre seul, qui vers la mer s'enfuit.

Reste de Rome. Ahl mondaine inconstance! Ce qui fut ferme ^ est par le temps destruit, Et ce qui fuit au temps fait résistance.

(Antiquités de Rome.)

Mélancolie.

Pâles esprits, et vous, ombres poudreuses^, Qui, jouissant de la clarté du jour.

Pistes sortir cest orgueilleux séjour.

Dont nous voyons les reliques cendreuses,

Dites, esprits (ainsi les ténébreuses Rives de Styx non passable au retour, Vous enlaçant d'un trois fois triple tour'* N'enferment point vos images ombreuses),

Page 1