‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 124 sur 215 · Orphée. Rome, près du pape Jules III. Il protégea · texte numérisé non relu

Orphée. Rome, près du pape Jules III. Il protégea

La Terre natale.

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage. Ou comme cestuy-là qui conquit la Toison ^ Et puis est retourné, plein d'usage et raison. Vivre entre ses parens le reste de son âge !

Quand reverray-je, hélas ! de mon petit village Fumer la cheminée-, et en quelle saison Reverray-je le clos de ma pauvre maison. Qui m'est une province, et beaucoup davantage I

Plus me plaist le séjour qu'ont basty mes ayeux. Que des palais romains le front audacieux : Plus que le maibre dur me plaist l'ardoise fine:

Plus mon Loyre gaulois-' que le Tybre latin'. Plus mon petit Liré"^ que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.

(Les Kegrets, Sonnet.)

A la France.

France, mère des arts, des armes et des loix. Tu m'as nourry longtemps du laict de ta mammelle : Ores, comme un aigneau qui sa nourrisse appelle. Je remplis de ton nom les antres et les bois.

Si lu mas pour enfant advoùé quelquefois. Que ne me respons tu maintenant, à cruelle!' France, France, respons à ma triste querelle : Mais nul, sinon Echo, ne respond à ma voix.

les poètes, en faveur desquels il employa revoir la fumée des toits de sa patrie,

souvent son crédit prés de Henri II et et il invoque la mort. »

de Diane de Poitiers. 3. Le Loir.

1. Jason, qui conquit la Toison d'Or. 4. Du Bellay était à ce moment à

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