‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 134 sur 215 · AppriroiS'/. 2. Bon accueil · texte numérisé non relu

AppriroiS'/. 2. Bon accueil

Et ne feit onc plus grand dommage

Que de manger un vieux fromage.

Une linotte et un pinson

Qui le faschoyent de leur chanson.

Mais quoy! Magny, nous mesmes hommes,

Parfaits de tous points nous ne sommes.

Belaud n'estoit point de ces chats Qui nuict et jour vont au pourchas ', N'ayant sovicy que de leur panse :

Il ne faisoit si grand' despensc.

Mais estoit sobre à son repas Et ne mangeoit que par compas-.

Que pleust à Dieu, petit Belon, Que j'eusse l'esprit assez bon.

De pouvoir en quelque beau stile Blasonner ta grâce gentile, D'un vers aussi mignard que toy :

Belaud, je te promets ma foy Que tu vivrois tant que sur terre Les chats aux rats feront la guerre^.

(Jeux rustiques.

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