Le traducteur
AGRIPPA DAUBIGNF. 241
C'csl beaucoup de bien traduire.
Mais c'est larcin de n'escrire Au dessus : tradiiclion ; Et puis on ne fait pas croire Qu'aux: femmes et au vulgaire Que ce soit invention.
(Printemps.)
A Diane.
Sonnet.
Combattu des vents et des flots, Voyant tous les jours ma mort preste Et abayé ' d'une tempeste D'ennemis, d'aguetz, de complotz;
Me resveillant à tous propos.
'Mes pistolets dcssoubz ma teste.
L'amour me fait faire poëte, Et les vers cherchent- le repos.
Pardonne-moy, chère maîtresse.
Si mes vers sentent la destresse, Le soldat, la peine et l'esmoy :
Car, depuis qu'en aimant je soutîre, Il faut ciu'ils sentent comme moy La poudre, la mesche-', et le souffre''.
(Printemps.)
Inconstance.
Bergers, qui, pour un peu d'absence, Avez le cueur si tôt cliangé'', A qui aura plus d'inconstance Vous avez, ce crois-je, gagé.
1. Cest-à-ilire aboijé; comme pour- 5. C'est la p.araphrase delà poésie de suivi par les aboiements d'une meute. De^portes, que fredonnait le duo de