‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 154 sur 215 · Analomie, squelette. -i. Là-dessus · texte numérisé non relu

Analomie, squelette. -i. Là-dessus

Mes cheveux estonnez hérissent en ma leste : J'appelle Dieu pour juge, et tout haut je déteste' Les violeurs de paix, les perfides parfaicts, Qui d'une salle cause amènent tels efîecls. Là je vis estonnez les cœurs impitoyables. Je vis tomber l'effroi dessus les ciTroyables. Quel œil sec eust peu voir les membres mi-mangez De ceux qui par la faim estoient morts enragez?

Les lois de la guerre.

Et encore aujourd'hui, sous la loi de la guerre Les tvgres vont bruslans les Ihresors de la terre, jNostre commune mcre ; et le degast du pain- Au secours des lions ligue la paslc faim. En ce point, lors que Dieu nous espanche une pluye. Une manne de bleds pour soutenir la vie. L'homme, crevant de rage et de noire fureur. Devant les yeux esmeus de ce grand bienfaicteur Foule aux pieds ses bienfaicts en villenant sa grâce, Crache contre le Ciel ce qui tourne en sa face. La terre ouvre aux humains et son laict et son sein. Mille et mille douceurs que de sa blanche main Elle appreste aux ingrats qui les donnent aux flammes. Les degats font languir les innocentes âmes. En A'ain le pauvre en l'air esclatte pour du pain : On embraze la paille, on fait pourrir le grain Au temps que l'affamé à nos portes séjourne. Le malade se plaint : celte voix nous adjourne Au Ihrosne du grand Dieu; ce que l'aflligc dit En l'amer de son cœur, quand son cœur nous maudit. Dieu l'cnfend. Dieu l'exauce, et ce cri d'amertume Dans l'air ni dans le feu volant ne se consume : Dieu scelle de son sceau ce pileux testament. Nostre mort en la mort-^ qui le va consiunant.

La mort en payement n'a receu l'innocence Du pauvre qui meltoit sa chelive espérance

1. Je m'élève en iinprtcatious con- 3. Le verbe sceller retombe à la fois tre sur; ce pileux leilcnncnl, et siir : nosire

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