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Le pillage de la récolte. mort en la mort

AGRIPPA DAUBIGNE. 263

Aux aumosncs du peuple. (Ah! que dirai-je plus?)

De ces eveiieniens n'ont pas esté exclus

Les animaux privez, et hors de leurs villages.

Les niastins allouvis sont devenus sauvages,

Faicts loups de naturel el non pas de la peau ;

Iniitans les plus grands, les pasteurs du troupeau,

Eux-niesme ont csgorgé ce qu'ils avoyent en garde;

Encor les verrez-vous se vanger quoy qu'il tarde,

De ceux qui ont osté aux pauvres animaux

La pasture ordonnée : ils seront les bourreaux

De l'ire du grand Dieu, et leurs dents alTamées

Se crèveront des os de nos belles armées.

Ils en ont eu curée en nos sanglants combats.

Si bien que des corps morts rassasiez et las.

Aux plaines de nos camps, de nos os blanchissantes.

Ils courent forcenés les personnes vivantes :

Vous en voyez l'espreuve' au champ de Montconlour.

Héréditairement ils ont depuis ce Jour

La rage naturelle, et leur race enyvrée

Du sang des vrais François se sent de la curée,

Pourquoy, chiens, auriez- vous en cett' aspre saison (-Nez sans raison) gardé aux hommes la raison'^. Quand Nature sans loy. folle, se desnature. Quand Nature mourant despouille sa figure, Quand les hvunains privez de tous austres juoyens, Assiégez, ont mangé leurs plus lidellcs chiens, Quand sur les chevaux morts on donne des batailles, A partir-' le butin des puantes entrailles? Mesine aux chevaux péris de farcin et de faim On a veu labourer les ongles de l'humain Pour cercher dans les os et la peau consumée Ce qu'oublioil la faim et la mort allamée'.

Mères dénalnrées.

Cet' horreur que tout œil en lisant a douté. Dont nos sens dementoient la vraye antiquité,

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