L?s brisées, les sentiers. Cf. l'exprès
Rhadamantus la faict pendre ou fesser ; Mais si la langue elle refraind et mord, Souventcs foys eschappe peine et mort.
Ce nonobstant, si tost qu'il vient à veoir
Que par doulceur il ne la peult avoir,
Aulcunes foys encontre elle il s'irrite,
Et de ce pas ' , selon le démérite
Qu'il sent en elle, il vous la faict plonger
Au fonds d'enfer, ou luy faict alonger
A'eines et nerfz ; et par tourmenlz s'efforce
A esprouver s'elle dira par force
Ce que doulceur n'a sceu d'elle tirer.
O chers amys, j'en ay veu martyrer
Tant, que pi lié m'en mettoit en csmoy,
Par quoy vous pry de plaindre avecques raoy
Les innocents qui en telz lieux damnables
Tiennent souvent la place des coupables.
(V Enfer.)
Enfance de Marot.
Sur le printemps de ma jeunesse folle Je ressemblois l'arondelle qui vole Puis çà, puis là; l'aage me conduisoit; Sans paour ne soing, ou le cueur me disoit. En la forest, sans la crainte des loups, Je m'en allois souvent cueillir le houx, Pour faire gluz à prendre oyseaux ramages-. Tous difTorents de chants et de plumages; Ou me souloys, pour les prendre, entremettre-* A faire bries • ou caiges pour les mettre; Ou transnooys"^ les rivières profondes; Ou renforçoys sur le genouil les fondes''. Puis d'en tirer droict et loing j'apprenois Pour chasser loups et abbatlre des noix. O quantesfois aux arbres grimpé j'ai Pour desnicher ou la pie ou le geai,