Du saug étrauger. Lucie, qui prirent parti pour ou contre
•2. Lorsqu'une liévolution contre les elle, à l'exemple des factions entre les-
Médicis éclata à Florence en 1527, quelles la ville était divisée.
Catherine, prise comma otage, fut 3. Ilécube dans la tragédie d'Euripide.
enfermée chez les religieuses de Sainte- 4. Plaintes, lamentations.
AUKIPPA DAUBIGNE. 273
( maïul l'edilico haut des superbes Lorreins, Maugré tes cstançons, t'accablera les reins. Et, par loy eslevé, l'accrascra la leste; Encor ris tu, sauvage et carnaciere besle, Aux. œuvres de tes mains, et n'as qu'un desplaisir, Que le grand feu n'est pas si grand que Ion désir : Ne plaignant que le peu. lu l'esgaye ainsi comme .\cron l'impitoiable, en voyant brusler Rome.
Néron laissoil eu paix quelque petite part; (Quelque coin d'Italie esgaré à l'escart Eschappoit ses fureurs; quelqu'un fuyoit de Sylle Le glaive et le courroux en la guerre civile ; Quelqu'un de Phalai'is cvitoit le Taureau, La rage de Cinna '. de César le cousteau ; Et (ce qu'on feint encor" estrange entre les fables; Quelqu'un de Diomede eschappoit les estables; Le lion, le sanglier qu'Hercules mil à mort Plus loing que leur buisson ne faisoienl point de tort; L'hydre assiegeoit Lerna, du Taureau la furie (]ouroil Candie, Anthee aflligeoit la Lybie.
Mais toy qui au matin de les cheveux espars Fais voile à Ion faux chef branslant de toutes parts, lit, desploiant en l'air la perruque- grisonne. Les pais tous esmeus de pestes empoisonne. Tes crins esparpillez, par charmes-' hérissez. Envoient leurs esprits où ils sont adressez '■ ; Par neuf fois tu secoue, et hors de chasque poincte Neuf Démons conjurez descochciil par contraincte.
Quel antre caverneux, quel sablon, quel désert. Quel bois, au fond duquel le voyageur se perd. Est exempt de mal-heurs? Quel allié de France De Ion breuvage amer n'a humé l'abondance? Car diligente à miire. ardente à recercher, La loingtaine province et l'esloigné clocher Par loy sont peints de rouge, el chacune personne A son meurtrier derrière avant qu'elle s'eslonne. 0 qu'en Lybie Anlhee, en Crelle le Taureau, Que les lestes d'Hydra, du noir sanglier la peau,
1. Ciuiia le ilimagogue, l'ami de 3. Charmes, incantations magique?, Marins. C'est le sens étymologique.
2. Ta chevelure. 4. Au but qu'on leur a assigné. M. La poésie de la Renaissance. . 18
Le lion Nemcan el ce que celle fable Nous conte d'outrageux fut auprès supportable! Pharaon fut paisible, Antiochus piteux', Les Ilerodes plus doux, Ginna religieux: On pouvoit supporter l'espreuve de Perille-, Le Cousteau de Gesar et la prison de Sylle ; Et les feux de Néron ne furent point des feux Près de ceux que vomit ce serpent monstrueux.
Ainsi en embrazant la France miséralile, Cett' Hydra renaissant ne s'abbat, ne s'accable Par veilles, par labeurs, par chemins, par ennuis ; La chaleur des grands jours ni les plus froides nuicts N'arrestent sa fureur, ne brident le courage De ce monstre porté des aisles de sa rage ; La peste ne l'arreste, ains la peste la craint, Pource qu'un moindre mal un pire mal n'esteint. L'infidelle, croianl les fausses impostures Des démons predisaus par songes, par augures Et par voix de sorciers que son chef périra Foudroie d'un plancher qui l'ensevelira, Perd bien le jugement, n'aiant pas connoissance Que celle maison n'est que la maison de France, La maison ciu'elle sappc; et c'est aussi pourquoi Elle fait tresbucher son ouvrage sur soi. Gelui qui d'un canon foudroiant exlermine Le rempart ennemi sans brasser sa ruine Ruine ce qu'il hait, mais un mesme danger Acravante^ le chef de l'aveugle estranger Grattant par le dedans le vengeur édifice, Qui faict de son meurtrier en mourant sacrifice : Elle ne l'entend pas, quand de mille posleaux Elle faict appuyer ses logis, ses chasteaux : 11 falloit contre toi el contre ta machine Appuyer et munir, ingralte Florentine, Cette haute maison, la maison de Valois, Oui s'enva dire à Dieu au monde et aux François.
1. Qui ressent de la pitié. 3. Acraviuite, brise avec violence
2. Perille avait construit le taureau (lat. ad c/'i-paiikife, de crepare). de Phalaris, dont il fut la première
victime.
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L'Érijnnie de la France.
Mais quand reinbiasement de la nii-morte France A soufTlei' tous les coins requiert sa diligence, La diligente au mal, paresseuse à tout bien. Pour bien faire craint tout, pour nuire ne craint rien. C'est la peste de l'air, l'Érynne envenimée; Elle infecte le ciel par la noire fumée Qui sort de ses nazeaux; ell' haleine- les fleurs : Les fleurs perdent dun coup la vie et les couleurs ; Son toucher est mortel, la pestiféré tuë Les païs tous entiers de basilique veuë-'; Elle change en discord l'accord des éléments. En paisible minuict ' on oit ses hurlements. Ses sifllements, ses cris, alors que l'enragée Tourne la terre en cendre et en sang l'eau changée. Elle s'ameute avec les sorciers enchanteurs, Compagne des démons, compagnons imposteurs. Murmurant l'exorcisme et les noires prières. La nuict elle se veauti'e aux hideux cimetières. Elle trouble le ciel, elle arrcstc les eaux. Ayant sacrifié tourtres et pigeonneaux Et desrobé le tenrps que la lune obscurcie SoutTre de son murmure; elle attir' et convie Les serpens en un rond sur les fosses des morts. Desterre sans effroi les effroiables corps. Puis, remplissant les os de la force des diables. Les faict saillir en pieds, terreux, espouvantables. Oit leur voix enrouée, et des obscurs propos Des démons imagine un travail sans repos * ; Idolâtrant Sathan et sa théologie, Interroge en tremblant sur le fil de sa vie Ces organes hideux; lors mesle de leurs tais^ La poudre avec du laict, pour les conduire en paix.
1. Afin d'éteindre le feu. 5. Ce travail sans repos, ce^sonb sans
2. Souffle sur les fleurs. doute les actes criminels qui lui sont 'è. La vue seule du basilic passait inspirés par les paroles obscures des
pour donner la mort . démous.