Sa 1 amure. 2. L'homme, au contraire
MATHURIN KKGNIER. :%";
Sonnet.
Repentir.
O Dieu, si mes péchez irritent ta fureur, Contrit, morne et dolent, j'espère en ta clémence. Si mon deuil ne suffit à purger mon otl'ense, Que ta grâce y supplée et serve' à mon crrevu-.
Mes esprits éperdus frissonnent de terreur,
Et, ne voyant salut que par la pénitence,
Mon cœur, comme mes yeux, s'ouvre à la reiîentance.
Et me hay tellement que je m'en fais horreur.
Je pleure le présent, le passé je regrette ; .Te crains à l'avenir la faute que j'ay faite; Dans mes rebellions je lis ton jugement^.
Seigneur, dont la bonté nos injures surpasse,
(]omme de père à fils uses-en doucement.
Si j'avais moins failly, moindre scroit ta grâce.
(Œuvres posthumes.)
Aux Lecteurs.
Si mes vers ne sont bien rangez.
Et que vous autres ne jugiez Leur rhime et leur mesure bonne, Prenez vous-en à la Sorbonne-* Qui ne les a pas corrigez.
(Epioramme xxiii.)