C'est bien, en effet, la cour du roi
Adieu, Messieurs, adieu donc, mon mignon.
Et cela faict, verrez le compaignon '
Tost desloger, car mon terme failly -,
Je ne craindrois, sinon d'cstre assailly
Et empaulmc. Mais si le Roy vouloit
Me retirer, ainsi comme il souloit.
Je ne dy pas qu'en gré je ne le prinse :
Car un vassal est subject à son Prince-^.
Il le feroil. s'il sçavoit bien comment
Depuis ung peu je parle sobrement :
Car ces Lombars avec qui je chemine.
M'ont fort appriz à faire bonne mine :
A ung mot seul de Dieu ne deviser,
A parler peu, et à poltroniser.
Dessuz ung inot une heure je m'arreste ;
L'on parle à moi, je respons de la teste;
Mais je vous pry, mon saulfconduyct ayons.
Et de cela plus ne nous esmoyons.
Assez avons espace d'en parler.
Si une fois vers vous je puis aller.
Conclusion, royale geniture.
Ce que je quiers n'est rien qu'une escripturc. Que chascun jour on baille aux ennemiz, i
On la peult bien octroyer aux amis. '
Et ne fault jà qu'on ferme la Champaigne Plustost à moy qu'à quelque Jean d'Espaigne, Car quoi que né de Paris je ne sois.
Point je ne laisse à estre bon François : Et si de moy, comme espère, l'on pense. J'ai entreprins, pour faire recompense.
Un œuvre exquiz, si ma muse s'enflamme. Qui, maulgré temps, maulgré fer, maulgré flamme. Et maulgré mort, fera vivre sans fin Le roy François, et son noble dauphin.
(Epitres.) ^
1. C'est lui-même qu'il désigne ainsi, lorsqu'il adresse une demande : s'il ac-
2. Une fois écoulée la date fixée par cepte, c'est pour obéir au roi, et rien de le sauf-conduit. plus.