‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 56 sur 215 · Et cela, puisque · texte numérisé non relu

Et cela, puisque

Paraphrase d'un Psaume.

(Exiillale. jusli, in Domino.)

Resveillez vous, chascun fidelle ; Menez en Dieu joye orendroit :

Louenge est tresseante ' et belle En la bouche de l'homme droict.

Sur la doulce harpe.

Pendue en escharpe

Le Seigneur louez :

De luz-, despinctlcs,

Sainctes chansonnettes

A ^ son nom jouez.

Chantez de luy par mélodie, Nouveau vers, nouvelle chanson, Et que bien on la psalmodie A haulte voix et plaisant son.

Car ce que Dieu mande,

Qu'il dict, et commande.

Est juste et parfaict :

Tout ce qu'il propose,

Qu'il faict et dispose,

A fiance est faict'.

Il ayme d'amour souveraine.

Que droict règne et justice ayt lieu : Quand tout est dict'', la terre est pleine De la grande bonté de Dieu. *

Dieu par sa parolle

Forina chascun pôle

Et Ciel précieux ;

De vent de la bouche

Feit ce qui attouche.

Et orne" les Cieulx.

Il a les grans eaux amassées.

Et la mer comme en un vaisseau'', Aux abysmes les a mussces " Gomme un trésor en un monceau.

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