‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 57 sur 215 · De manière à mériter confiance · texte numérisé non relu

De manière à mériter confiance

Que \a terre toute

Ce grand Dieu redoubte, Qui feit tout de rien :

Qu'il n'y ait personne

Qui ne s'en estonne ^

Au val terrien -....

Celuy se trompe qui cuyde estre Saulvé par cheval bon et fort ; Ce n'est point par sa force adextre Que l'homme eschappe un dur etïort*.

Mais l'œil de Dieu veille

Sur ceulx, à merveille.

Qui de voulonté

Crainctifs le révèrent ;

Qui aussi espèrent

En sa grand' bonté.

Affîn que leur vie il délivre Quand la mort les menacera :

Et qu'il leur donne de quoy vivre Au temps que famine sera.

Que doncques nostre àme

L'Eternel reclame

S'attendant a luy.

Il est nostre addresse^,

Nostre forteresse,

Pavoy et appuy Et par lui grand' resjouyssance Dedans rtoz cueurs tousjours aurons.

Pourveu qu'en la haulte puissance De son Nom sainct nous espérons.

Or ta bonté grande

Dessus nous s'espande,

Nostre Dieu, et Roy.

Tout ainsi qu'entente.

Espoir et attente

Nous avons en toy.

[Traductions des Psac.mes de David.)

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