‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 68 sur 215 · EXTRAITS DES ŒUVKES DE RONSARD · texte numérisé non relu

EXTRAITS DES ŒUVKES DE RONSARD

Projet studieux.

Je veulx lire en trois jours ïlliade d'Homère, Et pour ce, Corydon', ferme bien l'iiuis sur moy; Si rien me vient troubler, je t'asseure ma foy, Tu sentiias combien pesante est ma colère.

Je ne veux seulement que nostre chambrière Vienne faire mon lit, ton compagnon ni toy ; Je veux trois jours entiers demeurer à requoy-. Pour foUastrcr après une sepmaine entière.

Mais si quelqu'un venoit de la part de Cassandre^, Ouvre-luy tost la porte, et ne le fais attendre ; Soudain entre en ma chambre et me viens accoustrer.

Je veux tant seulement à luy seul me monstrer; Au reste, si un dieu vouloit pour moy descendre Du ciel, ferme la porte et ne le laisse entrer.

(Sonnets, A Cassandre.)

Souhait.

Que nay-je, Dame, en escrivant, la grâce

Divine autant que j'ay la volonté.^

Par mes escrits tu serois surmonté.

Vieil enchanteur des vieux rochers de Thrace ''.

1. Ronsard nomme ainsi son valet : 3. L'amie du poète, c'est le nom d'un bergei- grec. 4. Orphée.

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