‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 71 sur 215 · Qu'on ne taille · texte numérisé non relu

Qu'on ne taille

Puis, ayant fait l'office De leur beau sacrifice, Parlans à l'isle ainsi Diront ceci :

Que tu es renommée D'estre tombeau nommée D'un de qui l'univers « Chante les vers,

Et qui oncque en sa vie Ne fut brûlé d'envie, Mendiant les honneurs « Des grands seigneurs,

Ny n'enseigna l'usage De l'amoureux breuvage, Ny l'art des anciens « Magiciens;

Mais bien à nos campagnes Fit voir les Sœurs compagnes' Foulantes l'herbe aux sons « De ses chansons.

Car il fit à sa lyre Si bons accords eslire- Qu'il orna de ses chants « Nous et nos champs!

La douce manne tombe ^ A jamais sur sa tombe.

Et l'humeur'' que produit « En may la nuit!

Tout à Fentour l'emmure L'herbe et l'eau qui miumure L'un tousjours verdoyant, <| L'autre ondoyant?

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