‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 77 sur 215 · V--, , . . , 3. Fout place · texte numérisé non relu

V--, , . . , 3. Fout place

^il admiran prope res est uua.... '

« Ne se laisser éblouir de rien, c'est

Telles loix fit dame ?<ature guide,

Lors que par sur le dos Pyrrhe sema dedans le monde vuide

De sa mère les os ' ; A celle fin que nul homme n'espère

Soser dire immortel.

Voyant le temps qvii est son propre père,

N'avoir rien moins de tel.

Arme-toy donc de la philosophie

Contre tant d'accidens, Et, courageux, d'elle te forlifie

L'estomach au dedans.

N'ayant efîroy de chose qui survienne

Au devant de tes yeux.

Soit que le ciel les abysmes devienne

Et l'abysme les cieux.

(Odes.

Égalité devant la mort.

Pourquoy, chétif laboureur, Trembles-tu d'un empereur Qui doit bien tost, légère ombre.

Des morts accroistre le nombre.** Ne sçais-lu qu'à tout chacun Le port d'enfer est commun.

Et qu'une âme impériale Aussi tost là bas dévale - Dans le bateau de Charon, Que l'âme d'un bûcheron •';'

1. La Mythologie racontait que Deu- Pallida Mors œquo puisât peile paupecalion et Pyrrha, les seuls êtres hu- [rum tabernas

mains sauvés du déluge, avaient repeu- Regumque turres

plé le monde en jetant derrière eux, t -, x j- ,

' . , , ., ,, , , . « La pale mort frappe du même pied

suivant le conseil Q un oracle, des pierres, , , , ^ , , ■ -,

. , . , -X , lïT' cabane du pauvre et le palais des

qui se changeaient alors en êtres hu- ^, .^ ^^

maius. V. Ovide, Métamorjih., I, 375.

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