V--, , . . , 3. Fout place
^il admiran prope res est uua.... '
« Ne se laisser éblouir de rien, c'est
Telles loix fit dame ?<ature guide,
Lors que par sur le dos Pyrrhe sema dedans le monde vuide
De sa mère les os ' ; A celle fin que nul homme n'espère
Soser dire immortel.
Voyant le temps qvii est son propre père,
N'avoir rien moins de tel.
Arme-toy donc de la philosophie
Contre tant d'accidens, Et, courageux, d'elle te forlifie
L'estomach au dedans.
N'ayant efîroy de chose qui survienne
Au devant de tes yeux.
Soit que le ciel les abysmes devienne
Et l'abysme les cieux.
(Odes.
Égalité devant la mort.
Pourquoy, chétif laboureur, Trembles-tu d'un empereur Qui doit bien tost, légère ombre.
Des morts accroistre le nombre.** Ne sçais-lu qu'à tout chacun Le port d'enfer est commun.
Et qu'une âme impériale Aussi tost là bas dévale - Dans le bateau de Charon, Que l'âme d'un bûcheron •';'
1. La Mythologie racontait que Deu- Pallida Mors œquo puisât peile paupecalion et Pyrrha, les seuls êtres hu- [rum tabernas
mains sauvés du déluge, avaient repeu- Regumque turres
plé le monde en jetant derrière eux, t -, x j- ,
' . , , ., ,, , , . « La pale mort frappe du même pied
suivant le conseil Q un oracle, des pierres, , , , ^ , , ■ -,
. , . , -X , lïT' cabane du pauvre et le palais des
qui se changeaient alors en êtres hu- ^, .^ ^^
maius. V. Ovide, Métamorjih., I, 375.