‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 78 sur 215 · Descend · texte numérisé non relu

Descend

3. Cette idée de l'égalité de tous les hommes devant la mort a inspiré bien Et la garde qui veille aux barrières du (les poètes, avant comme après Ronsard. J^"en défend pas nos rois. [Louvre Comparez HoiiAfE, Odes, 1, ix : {Stances à Du Pei-rier.)

uoniparez aussi ces vers de Malherbe :

PIERRK DE RONSARD. 145

Courage, coupeur de ten-e!

Ces grands foudres de la guerre Non plus que toy n'iront pas Armez d'un plastron là bas Coniuie ils alloient au\ batailles :

Autant leur vaudront levu's mailles*, Leurs lances et leur estoc ^ Comme à toy vaudra ton soc^.

Car le juge Rhadamante, Asseuré, ne s'espou vante JNon plus de voir un harnois Là bas qu'un levier de bois.

Ou voir une souquenie Qu'une cape bien garnie.

Ou qu'un riche accoustrcment D'un Roy mort iDompeuseinent.

(Odes.)

L'Aubépin.

Bel aubcspin verdissant.

Fleurissant, Le long de ce beau rivage.

Tu es vestu jusqu'au bas

Des longs bras D'une lambrunche'' sauvage.

Deux camps drillants'' de fourmis

Se sont mis En garnison sous ta souche ; Et dans ton tronc mi-mangé.

Arrangé Les avettes ont leur couche.

Le gentil rossignolet

Nouvelet, Avecques sa bien-aimée, Pour ses amours alléger''

Vient loger Tous les ans en ta ramée.

Page 1