‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 92 sur 215 · Pindare. ^- Sans séjourner plus longtemps · texte numérisé non relu

Pindare. ^- Sans séjourner plus longtemps

PIERKE DK RONSARD. 161

Doncques, puisque la nuict sombre.

Pleine doinbre, Vient les nioulaignes saisir, Retournons, trouioe gentille.

Dans la ville, Demy-soulez de plaisir.

.Jamais l'honinie, tant qu'il meure,

Ne demeui-e Fortune parlaictement ; Tousjoui'S avec la lyesse

La tristesse Se mesle secrcttement.

(Les Gaietez et les Épigrammes. Les Bacchanales ou le folastrissime voyage d'Hercueil.)

Justification de Ronsard.

Je jure du grand Dieu Limmense déité Que je diray le vray sans fard ny sans injure; Car d'estre injurieux ce n'est pas ma nature. Je te laisse ce droit duquel tu as vescu. Et veux quant à ce point de toy esfre vaincu.

M'éveillant au matin, devant que faire rien, J'invoque l'Eternel, le père de tout bien. Le priant humblement de me donner sa grâce, Et que le jour naissant sans l'olVenser se passe ; Qu'il chasse toute secte' et toute erreur de moy. Qu'il me vueille garder en ma première foy, Sans entreprendre rien qui blesse ma province. Très-humble observateur des loix et de mon prince.

Après je sors du lict, et quand je suis vestu Je ine range à l'estude et apprcns la vertu, Composant et lisant, suivant ma destinée. Qui s'est dès mon enfance aux Cluses enclinée-. Quatre ou cinq heures seul je m'arreste enfermé; Puis sentant mon esprit de trop lire assomé.

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