Tout esprit de secte. 2. Adonnée par une inclination na
turelle.
M. La poésie de la, lîenaksance, 11
J'abandonne le livre et m'en vais à l'église. Au retour pour plaisir une heure je devise; De là je viens disner, faisant sobre repas; Je rends grâces à Dieu : au reste ^ je m'esbas.
Car si l'après-disnee est plaisante et sereine. Je m'en vais pourmener, tantost parmy la plaine, Tantosl en un village, et tantost en un bois, Et tantost par les lieux solitaires et cois. J'aime fort les jardins qui sentent le sauvage ; J'aime le flot de l'eau qui gazouille au rivage.
Là, devisant sur l'herbe avec un mien amy, Je me suis par les fleurs bien souvent endormy A l'ombrage d'un saule ; ou lisant dans un livre, J'ay cherché le moyen de me faire revivre. Tout pur d'ambition et des soucis cuisans. Misérables bourreaux d'un tas de mesdisans. Qui font (comme ravis) les prophètes en France, Pippans les grands seigneurs d'une belle apjîarence.
Mais quand le ciel est triste et tout noir despesseur, Et qu'il ne fait aux champs ny plaisant ny bien seur, Je cherche compagnie ou je joue à la prime-. Je voltige ou je saute ou je lutte ou j'escrime, Je dy le mot pour rire et à la Acrifé Je ne loge chez moy trop de sévérité.
J'ayme le bal, la danse et les masques aussi, La musique et le luth, ennemis du soucy.
Puis quand la nuict brunette a rangé les estoilles, Encourtinant le ciel et la terre de voiles, j
Sans soucy je me couche : et là, levant les yeux \
Et la bouche et le cœur vers la voûte des cieux, i
Je fais mon oraison, priant la bonté haute De vouloir pardonner doucement à ma faute. Au resle je ne suis ny mutin ny meschant, Qui fay croire ma loy par le glaive trenchant^. Yoilà comme je vy ; si la vie est meilleure. Je n'en suis envieux, et soit à la bonne heure....
Tu dis que j'ay gagé ma Muse pour flatter;' Nul prince ny seigneur ne se sçauroit Aanter