‹ La poésie des OttomansChapitre 14 sur 79 · I. Idris, fol. 30 et · texte numérisé non relu

I. Idris, fol. 30 et

de glorieuses blessures. La destinée d'Osman a été de réaliser les aspirations de ceux qui r avaient précédé sur la scène de l'histoire. Malheureusement, pas plus que les autres nations touraniennes, les Ottomans ne sont doués du génie épique. Mais leurs poètes étudiaient avec trop de soin la littérature persane pour qu'ils ne fussent pas perpétuellement tentés d'imiter Firdousi et son célèbre Schah nameh (Livre des rois). Mahmoud avait eu l'idée de charger le poëte de Tous de continuer le grand poëme historique de Dakiki sur les anciens rois de l'Iran. Firdousi travailla trente-cinq ans à cette œuvre colossale que j'ai essayé d'apprécier », et qui est une des gloires de la poésie aryenne. Remontant à l'origine des temps, à l'époque où les rois disputaient le monde naissant aux esprits pervers, il nous mène jusqu'à l'invasion musulmane.

Il est visible que l'imagination populaire a fait de grands efiforts chez les Ottomans pour créer une légende épique. L'exemple de Firdousi était d'autant plus entraînant que le Schah nameh est principalement consacré à célé-

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