‹ La poésie des OttomansChapitre 17 sur 79 · I. Ceylan · texte numérisé non relu

I. Ceylan

princes ne peuvent être que ses vassaux, et plus d'une fois, à l'aide de fictions plus ou moins ingénieuses, on a essayé de transformer le droit en fait, La plupart des historiens orientaux acceptent ces fantaisies de la poésie comme aussi certaines que les faits les mieux avérés. Ils sont convaincus que lorsque le fils de David, à peine âgé de douze ans, succéda à son père, Dieu soumit au monarque universel non-seulement les humains, mais les esprits bons et mauvais, les oiseaux et les vents. L'Éternel lui avait donné en outre cet anneau dont parle Sati ^ dans ses vers adressés à la Sapho musulmane * et dont le souverain usait pour gouverner avec la sagesse qui Ta rendu célèbre.

L'histoire de Bakis (tel est le nom que la tradition arabe donne à la reine de Saba) fournit à la lutte épique de Salomon contre le monde infernal un genre d'épisode que la poésie ne pouvait pas dédaigner. Aussi s'est-elle emparée de quelques traits fort vagues fournis par la tradition juive et conservés dans le Livre des Rois^ pour créer un roman sentimental. Le grave monarque

1. Il croît que Salomon, l'ayant perdu au bain, tomba dans l'indigence.

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