Contemporain de Sélim I*"" et mort en iS+<î
LES EPOPEES LEGENDAIRES. 33
sucé la lumière en guise de lait et que la lune ravie de sa beauté s'est fendue en deux *, comme s'il ne suffisait pas qu'il eût, monté sur la jument Borak, parcouru en une seule nuit les neuf sphères des cieux.
On retrouve les mêmes tendances dans un poëte du XV'' siècle, Ibn Katib. Dans son principal ouvrage, Merveilles du temps et Curiosités pour les yeux et pour V esprit ^ il nous entretient de la vie, 4es miracles de Mohammed, de l'établissement de cette religion que les musulmans considèrent comme le perfectionnement des révélations faites à Moïse et à Jésus. Le Meuloudijé ou Anniversaire de la naissance du Prophète du poëte Souleïman montre que dans le siècle précédent la religion, telle qu'elle avait été prêchée par Mohammed, était l'âme de cette société. ottomane si dangereuse alors pour le repos de l'Europe. Quand je parle de la religion prêchée par le Prophète je me sers d'une manière de parler fort usitée, et pourtant très-défectueuse, qui tend à confondre perpétuellement les doctrines du fondateur d'une religion avec celles de ses succes-