‹ La poésie des OttomansChapitre 31 sur 79 · V. Histoire littéraire de la FrancCf t. XXIII · texte numérisé non relu

V. Histoire littéraire de la FrancCf t. XXIII

<5o LA POESIE DES OTTOMANS.

montrent même que le culte de la femme, t chez laquelle il existe quelque chose de divin et de prophétique *, » introduit dans la chevalerie par l'esprit germanique, avait fait place au suprême dédain reproché aux sectateurs de l'Islam ^ et dont Proudhon conserve la tradition avec un pédantisme hargneux admiré par les naïfs ^. Quant à l'abus de l'allégorie, il est beaucoup plus sensible dans l'épopée française que dans l'épopée ottomane, ainsi que l'attestent les efforts, souvent si malheureux, des commentateurs du Roman de la Rose. Si l'étude de la poésie ottomane décourage à un tel degré la paresse insouciante de nos contemporains, il faut donc l'attribuer moins à ses caractères qu'à la différence qui existe entre les hommes de ce temps et ceux qui regardaient le Roman de G. de Lorris et de J. de Meung comme le chef-d'œuvre de l'esprit humain. En général, l'intelligence de la poésie du passé n'exige pas seulement un vif sentiment esthétique. Guizot lui-même n'a jamais compris les épopées de l'Inde. Personne n'ignore

1, Tacite, De moribus Germanorum.

a. Gérusez, Histoire de la littérature française depuis ses origines.

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