V. La Justice dans la Révolution et dans l'Église, etc
L'ÉPOPÉE ALLEGORIQUE. <5i
que les commentaires de Dante formeraient une bibliothèque. Ceux qui ont tant d'estime pour une exégèse aussi laborieuse et aussi patiente me pardonneront, je l'espère, d'avoir consacré quelques pages à un poëte dont, grâce à l'infatigable baron de Hammer ^, le nom est fort connu en Allemagne, quoiqu'il manque, comme celui des poètes turcs les plus éminents, dans les encyclopédies et dictionnaires biographiques des pays latins, — si complets ordinairement sur les hauts faits et sur les succès des ténors et des danseuses. Les analogies qui existent entre le poëme de Fasli et le Roman de la Rose feraient croire que Fasli a pris le Roman pour modèle. Mais un examen plus attentif de la question montre que quelques poètes français ont dû comme Pétrarque faire plus d'un emprunt à la riche littérature arabe, qui exerça sur le moyen âge une influence dont on ne connaît pas encore toute l'étendue. Après la ruine de la glorieuse civilisation grécoromaine, les Arabes ont pendant plusieurs siècles marché à la tête du monde civilisé. On ne doit donc pas s'étonner de voir les fils des croisés comme les sujets des sultans s'inspirer de leurs