‹ La poésie des OttomansChapitre 38 sur 79 · Voy. ses Pensées, édition Cousin. — Les anciennes · texte numérisé non relu

Voy. ses Pensées, édition Cousin. — Les anciennes

les théories peu favorables au libre arbitre n*est pas, autant que le croit le vulgaire, particulier aux écrivains musulmans. Dans le Christianisme même on a vu la poésie et la prédestination absolue se donner volontiers la main, depuis le jour où.S. Prosper écrivit le poëmel?^ Ingratis *, jusqu'au temps où le pieux Louis Racine en publia une imitation 2. Les doctrines qui diminuent plus ou moins la part du libre arbitre^ n'ont nullement, comme on le croit, perdu du terrain dans les temps modernes. Les protestants, qui se disaient, ainsi que Prosper, disciples de samt Augustin, imposèrent la prédestination absolue à une partie du monde germanique. On sait qu'un de leurs adversaires les accusait d'emprunter aux Turcs leur système fataliste. Les Jansénistes français et belges eurent aussi beaucoup de disciples *. Encouragé par les hardiesses théologiques,

éditions avaient été soigneusement mutilées. — Dans les Provinciales même il défend le fatalisme contre les Jésuites partisans du libre arbitre avec Molina.

I. Voy. J. J. Ampère, Histoire littéraire de la France avant le XIl^ siècle.

a. Le poëme de la Grâce.

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