‹ La poésie des OttomansChapitre 5 sur 79 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

leur système de traduction supérieur, et quelques-uns, tels que MM. Vambéry et Chodzko % ont entrepris des voyages périlleux ou pénibles, pour aller étudier au Turkestan ^ et en Perse ^, cette poésie populaire dont on ne comprenait pas encore Textrême importance quand l'éminent auteur de \di ^Geschichte der Osmanischen Dichtung/ le traducteur de Baki et de Fasli, publiait à Pesth son grand ouvrage*.

teille, qui enseigne avec tant de distinction la langue turque à l'Ecole des langues orientales.

(i) M. Chodzko, d'origine lithuanienne, a passé plusieurs années en Perse.

(2) Vambéry, Reise in Mittelasien^ 1864. — Skliien ans Mittelasien ^ 1868. — Cagataïsche Sprachs'tudien^ 1867.

(3) A. Chodzko, Spécimens of the popular poetry of Persiuj 1842. La poésie des Turcs de l'empire iranien forme la plus grande partie de l'ouvrage.

(4) 1836-38. — A peu près dans le même temps (1835) Fluegel faisait paraître à Leipzig sa traduction latine du Dictionnaire de l'éminent biblio-

PREFACE. vn

Lorsque je terminais, à Venise, mes recherches sur les chansons des peuples de la péninsule orientale ', j'ai été frappée -de ce que TOccident qui, depuis Fauriel, ^'intéresse de plus en plus à la poésie populaire des Orientaux, semblait avoir complètement oublié que les nations turques ont aussi une littérature du même genre. Quelques années après, je publiai ^ la Poésie populaire des Turcs orientaux^. Mais si les Slaves de la péninsule n'ont guère eu jusqu'à nos jours que les chants du peuple, la poésie des lettrés est, dans l'empire ottoman, d'une fort grande rigraphe et historien Hadji Khalfa, indispensable à à tous ceux qui étudient la Turquie et les pays musulmans.

(i) Les Nationalités de la péninsule orientale diaprés les chants populaires ^ dans la Revue des Deux Mondes (1859-1867).

(2) Revue des Deux Mondes du i^"" février 1873.

(3) Les Turcs de l'empire persan exigeraient une étude à part que je ferai sans doute plus tard .

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chesse. Pourtant elle est si peu connue en Occident, qu'on cherche en vain la biographie des principaux poètes dans les plus volumineux dictionnaires biographiques, et que les noms des Baki, des Lamii, des Fasli, des Mésihi, ne se trouvent pas, pour ne citer qu'un exemple, dans la Biographie universelle de Michaud \ dont la seconde édition a plus de quarante volumes in-octavo. Il ne m'a donc pas paru inutile de faire paraître, l'année dernière et au commencement de cette année, un essai sur la poésie des Ottomans , dont je publie une nouvelle édition, moins étendue que la première^, quelques chapitres ne m'ayant pas semblé de nature à intéresser

(î) L'édition des quatre volumes de Hammer étant épuisée, il est même difficile maintenant de découvrir ce savant ouvrage, le seul complet sur la poésie ottomane.

(2) Publiée dans la Revue européenne de Florence et dans la Revue politique et littéraire de Paris.

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