‹ La poésie des OttomansChapitre 59 sur 79 · I. Le soleil · texte numérisé non relu

I. Le soleil

a. La lumière de ses yeux.

« La rosée resplendit de nouveau sur le calice des lis. Les gouttes de rosée descendent à travers les airs sur le bosquet de rosiers : si tu cherches la volupté, c'est moi, moi qu'il faut écouter. Sois joyeux et content, car elle s'envole, elle ne dure pas la saison printanière.

« Les jeunes filles sont des lis mêlés aux roses, des lis aux oreilles desquelles pendent les perles de la rosée. Ne te fais pas illusion, n'espère pas que ces beautés seront durables. Sois joyeux et content; car elle s'envole, elle ne dure pas la saison printanière..»

« Il est passé le temps où les herbes gisaient languissantes, où la rose avait incliné la tête sur sonsein. Voici le temps où les collines et les rochers se parent de fleurs. Sois joyeux et content; car elle s'envole, elle ne dure pas la saison printanière.

« Le matin les nuées , répandent toujours des perles sur le bosquet de rosiers ; le souffle de la brise nouvelle est plein de musc de Tartarie. Hâte-toi (de vivre) et pourtant ne t'attache pas à la vie. Sois joyeux et content ; car elle s'envole, elle ne dure pas la saison printanière.

€ L'odeur de la rose ^ rend l'air si doux que

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