Sir. Jatuens
Estrairc
Cossire
Dans
Camjaire
Valons Sospirc
Chans Sabens
Mens Afani
Contradire
Aire
VftfM
Emum
Délira
i.aire
Jaiuen-,
Lan-,
La sixtine est une bizarre invention qu'on peut attribuer à Arnaut Daniel et qui nous est connue par la littérature italienne; seulement, chez les Provençaux, chaque strophe commence par un vers plus court (II. 222. V. 58. 210). Guillem Peire de Casai adopte un mezzotermine entre la ronde et la sixtine. La seconde strophe reprend en remontant les bouts rimés de la précédente, et la troisième les reproduit dans leur ordre premier (I).
Le sonnet était inconnu aux troubadours; le plus ancien exemple en langue provençale est le fait d'un italien, Dante da Majano.
Nous trouvons encore d'autres dénominations qui n'ont trait qu'au contenu , ou forment des variétés que l'on n'exploitait guère.
La chanson où l'on cherche à se justifier aux yeux de sa bien-aimée, se nomme escondigz, justification. Celle où l'on renonce à la servir comjalz, congé. Devinalhs, énigme, est une poésie à laquelle les jeux de mots donnent un sens équivoque. Torneys, garlambays, c'est la hau son de tournoi, consacrée à ces belles solennités chevaleresques. Carros, le carrousel, nous dépeint la dame du cœur assaillie dans une fêle par d'autres dames, et remportant la victoire. Une poésie morale, nommément
(1) Vojez. P. 0. 4 i37. disposition :
l.rc ai r . Astruc 2 ' Sir. Aluc &• Sfr. Astruc
Vol Col Vol
Amistat Grai Amistat
Grai Amistat Grat
Col. Vol. Col
Aluc. Astruc. Aluc, etc.
une fable, se dit sermés, sermon, et l'appel à une enlreprise guerrière prez>icansa % prédication (1).
On commentait quelquefois des poésies peu intelligibles; et ce genre d'illustration, cxposiliôs, devait se faire en vers. Ainsi Guiraut Riquier nous explique un canson de Guiraut de Calenson (2;. Une singulière disposition est celle qui comprend des sixains, entre lesquels vient s'intercaler un fragment en prose. Rambaut d'Orange revendique l'honneur de l'invention, qui fort heureusement n'a pas trouvé d'imitateurs. Il lui donne le prétentieux surnom de Sans-nom. II. 248.
La langue occitanienne fut sans aucun doute riche et féconde en romans, mais elle ne possédait pas de dénominations ad hoc.
Romans désigne toute grande composition versifiée, sans division en strophes, à l'exception, semblerait-il, de la lettre et de la nouvelle, et s'entendait également du roman (3). Mais Folquet de Lunel remploie pour une pièce de 800 vers qui roule sur les abus de ce monde ; Raimon Feraut pour sa légende de St. Honorât; enfin, Daude de Prades, pour son traité sur les oiseaux (4).
(1) Exemples : Escondiffi. III 142. romjals III. 154. 212.215. DeTinalhv J#«. 7220. fol. 3M. Garlatnbeys. de H. de Vaqueiras. Ms. 2701. Cirros III . 200. Scrmoa V. 306. P. 0. 321 pre«cania V. 150.
(2) Intitulé : Soes la expositio de la canso dcl menre ters damor, que fcf, Eo Gi\ de Calanso, la quai eipositio Tes, En Gr. Riquier de Narbonna. Ms.
(3) On Ut a la ûn du Roman de Jauflrc.
Que, s'il plan, el deing perdonar A ecl qu'el roman tt comenset. Ms.
(4) Folquet de Lunel termine «on centre comme suit :
En l'encarnassio jon fatz De M. CC. LXXX
% E cair'el romans e retrati. Ms. 2701
Noeas, nouvelle, est le terme usuel pour les narrations, mais s'étend aux poésies morales ou didactiques (1). Comte est un récit rimé ou un enseignement (2). Ce dernier se dit encore ensenhamens (3); l'expression consacrée pour lettre, c'est breus ou leiras y mais par distinction, sa/utz, si elles débutent par un salamalec; donairc, si elles commencent et terminent par le mot doua (4) .
11 y aurait bien encore à citer quelques dénominations semblant indiquer des variétés du genre; mais nous le passons sous silence parce qu'elle ne justifient pas suffisamment de leur caractère technologique; ou parce que nous ne sommes pas à même d'en saisir la portée.
Feraul : Mais hen vuclli, que mm. I, m la* pens, Que l'an tic dieu mil e très < ont Compli lo prior son romans. IL 284.
Daudcs de Pradcs : Sepon so c'avia promo*
Mos romans del totcompliti es. V. 136.
(J) Kamon Vidal commence ainsi une Véritable nouvelle : l nos notas vos riii'lh contar
L'n poème moral de Guiratit Hiquicr (début : Si-m fos saber prazit/î est intitulé noms dan* le .V*. 2701. On trouve encore une poésie didactique religieuse de D«Ttran d'Jsam : Aho es la» miras del heretjo. 3/5. '2701. Le mot donne au pluriel num et sigiùtlc nouveauté.
(2) Le roman de JauiTre s'intitule au commencement un comte, 7088. La poésie didactique d'Arnautde Marsan débute IL 2US:
Qui comte vol aprendr<«.
(5) ils. 2701. Ensrnhamt* d'En Ar. de Marsan.
(4) Bnn Voyez. III. 190. Irtras Ms. 2701 Aisoso Mra.«, que trames Gr. Hiqiùerl .Vanwlric etc. — pislola épitre n'est pas usuel, cependant le ils. 7227 porte: Aysoes la jnttoJd que trames fi aires Masfres, etc. solutz. Voy. V. 343. Au sujet de uWire nous n'avons pas trouvé de texte original. V. IL 238.