I.Ystnimen an sabor
D'aïuir d'à
Tocan issir a eap, F. donan alegrier.
Perq Tel pr«* de primier Volgron joglar aver.
Et en.piar per «lever
N'an ing U gran m Piieit toron irohailor P«r bW faiti recnniar Uiantan e per lattrnr Lon pro« et enanlir Ka lios raitr.ear ehaïuir Ko* sap lai, que no'l* fa. . .
Aisi a mon albir Comsnsel joglaria, F. cadaus vivia Al» plazer enir'els pros.
• Pus Oi.M» m'a <lat saber. • M* tîTM.
KCOLËS DE LART.
Examinons maintenant si les poètes provençaux reconnaissaient consti tuer nne corporation tenue à l'observance de certaines règles de forme, et présentant plus ou moins le caractère d'une école.
L'examen approfondi de celte question donnera la négative. En effet: l'esprit de la poésie scolastique, tel qu'il se révèle dans les œuvres des maîtres de chant allemands postérieurs , se trouve en opposition directe avec le libre essor qui caractérise les compositions des troubadours. La forme est-elle le point capital aux yeux de l'école? cela posé, voici qui est péremptoire. l.° Les dénominations techniques de plusieurs genres ne sont pas rigoureuses. 2.° Dans les chansons critiques, et il s'en trouve un bon nombre , on n'invoque jamais les antécédents connus de la poétique; on ne s'attaque jamais à la forme, mais uniquementàla pensée. 3.° Enfin, circonstance remarquable, nulle part il n'est fait mention d'une école de l'art, pas même dans les pièces qui traitent des intérêts littéraires des troubadours. Quelques-uns emploient, il est vrai, le mot cscola , école. Nous avons vu Bernard de Vcntadour renoncer à l'école de son maître. Arnaut
Daniel vante la scicnccde l'école; (1 au dire de la biographie deGuirautdeBorneil, ce poète s'instruisait l'hiver à l'école, et l'été visitait les cours. (2) Escola peut sans doute signifier école (3), comme dans cette dernière citation, mais il ne s'agit pas d'école poétique , il s'agit d'école ès-sciences. Guiraut possédait des connaissances scientifiques; et luimême les met en opposition avec ses talents poétiques , alors qu'il nous assure être résolu de retourner à la profession de lettré et d'oublier la poésie (4). L'acception prédominante d' escola est donc leçon , enseignement (5); témoins les deux textes précités; mais la poésie exige l'étude et la pratique; il y avait enseignement oral et préceptes écrits; on trouvait l'un ou l'autre chez les poètes en renom; et on s'éclairait encore de leurs exemples. Ouvrons les biographies : Marcabrun demeura chez un troubadour jusqu'à ce qu'il eût commencé à versifier lui-même. Le fait est des mieux précisé dans la vie d'Uc dcSt.-Cyr: «Il s'appropriait avec avidité le savoir d'aulrui » et l'enseignait volontiers à d'autres 6J. » Les ex pressions
(1) (liiar gen m'adiit* do las art* <Jo Yeaeola. V. 32.
(2) Toi l'Wpi n esiava a $coln et apreindio. e loin laestau anava per rortx. V. MÎG. ÇS) ScoU a Monpcslicr. V. 222.
(4) Anz me «ui toti accordai, Que vinn Toro al meslicr dcls Ictrau, Kl eantars sia oblidots.
« Quan branca'l brondel*. . M*.
K, Par ex : dans Jaulre Rudel :
Quïeu sai e rre mon essien,
Que cd, que grand ilic.sus ensenha, Scgnr , escola pot tener.
< Quand )o rossignols cl foillos. Ms.
(6) Moreabnis (*)... estettanab un trobador.. . q'el comenset a irobar. v. 23!. — Ut de San Cire. . . gran ren amparet de l'anlrui sabor, c volunticrs l'cnscingnel a autrui 223.
i»i Jusqu'à présent, on a placé ce troubadour parmi les derniers, mai« l'eire d'Auvergne parle de lui rommi^hm contemporain. Raimoii Jordan (vers t,2tltt). en parle comme d'tjn ancien maître. Bref, comme l'a démontré M. Die* (Leton et «>. I.i mmére poétique d« Marcabrun est compris.' entre 1 1 4<»-l IKT». (Trttd>
des poètes font allusion à ce professorat ; ainsi Guillaume Figuieras: «Pour faire un nouveau sirvente, je n'ai besoiu » d'autre maître (1), » et JaufreRudel : « J'ai assez d'ins- » ti tuteurs autour de moi : les prairies, les jardins, les » arbres, les fleurs et encore le chant des oiseaux (2). » Quant aux préceptes écrits, il nous est parvenu une introduction à la poésie de Raimon Vidal qui n'est au fond qu'une grammaire, à ce qu'il parait, \eprimun capul, renseignement. Enfin l imitation est trop flagrante dans cette littérature pour qu'il soit nécessaire de la démontrer (3).
(1) Guillcm, IV, «92 : Ja de ftr nn nou Sirrentes
No quier autre enscnbador.
(2) Jaufrc, III, 94 : Pro ai dcl chan csscnbadors
Entorn mi cl euscnhairitz, etc.
(3) Nous nous bornons à citer quelques imitations littérales, auxquelles Bernard de Venta» doux sert de type : 1° Qu'om chant quan plorar deuria, III, 82, comp : Qoe citant al temps, en que plorar deuria. Rambaut , t. 400. — 2° Qui vi anemai* penedensa Faire denan lo pechat. Ms. comp : Qui faut per solla entendenta ans del pcebat penedenssa. Folquet, de Marseille. Ms. - 3» Qu'eissamen Iranbli de paor, oum Fa la fuelba contrai ren. III, 45comp : Mi Dm en ais i ircmolar. Cmn fai.la fuelba lo forti veus. l'„n«d'Orlafas, y. 303.