SCÈNE BIBLIQUE, PÀB SÉBASTIEN RHÉAL 18 H
Ces scènes, qui viennent après celles de M. Lemercier, ne les ont pas surpassées. Les gémissements
— ni —
d'Agar sont exprimés dans des vers trop uniformes et trop monotones. La scène où l'ange intervient est mieux coupée.
l'ange.
Agar, relevez-vous, revoyez la lumière.
Le Giel entend les cris du fils et de la mère.
Votre enfant n'est pas mort, son sort doit s'accomplir,
La parole de Dieu ne saurait pas mentir.
Ouvrez les yeux : voyez, une eau fraîche et limpide,
Est cachée en ce puits pour votre lèvre avide.
Ce baume bienfaisant soudain ranimera
Les forces d'Ismaël, et son œil s'ouvrira.
Le Seigneur soit loué, comme l'ange ineffable, Deux fois le messager de sa grâce adorable ! Il m'a rendu mon fils.
Votre foi l'a sauvé.
L'œil du Seigneur sur lui sera toujours levé. Il deviendra le chef d'une race nombreuse. Cette race, plus tard, de sa loi glorieuse, Perdra le souvenir. Mais ses actes proscrits, Sur votre front, Agar, ne seront point écrits.
(Ce vers et demi est une addition à la Bible).
Hâtez-vous : à l'enfant allez rendre la vie, Avant la fin du jour vous serez recueillie. Les pasteurs de Paran vont passer au désert, Indiquez-leur ce puits à votre œil découvert.
Les pasteurs de Paran sont eux-mêmes dévorés par la soif. Agar leur révèle la source ; ils en lèvent la pierre, trop lourde pour les bras d'Agar; ils s'y
abreuvent et versent de l'eau sur les tempes et les lèvres d'isinaèl.