‹ La poésie devant la BibleChapitre 65 sur 120 · SAUL CHEZ LA PYTHONISSE · texte numérisé non relu

SAUL CHEZ LA PYTHONISSE

par SÉBASTIEN RHÉAL

M. Sébastien Rhéal n'a pas craint de traiter ce sujet après M. de Lamartine. Il l'a traité autrement.

Son portrait de Samuel évoqué par la l'yllionissc, est au nombre des meilleurs vers de son recueil :

Samuel apparaît au milieu d'un nuage, La lumière se trouble et change de couleur, En fuyant le linceul qui cache sa pâleur. La mort luit d'un feu terne en ses regards livides, Le sang n'habite plus dans ses veines arides. L'effrayante blancheur de ses pieds desséchés, Ressemble aux flots d'hiver sur les tombes couchés. Ses membres ont l'aspect d'un arbuste stérile, Son gosier sans haleine et sa lèvre immobile Exhalent des sons sourds tels qu'un vent souterrain. Le trépas est écrit sur son osseuse main. Saùl, pale, regarde et tombe dans la poudre, Comme un chêne frappé par l'éclat de la foudre.

Mais la scène n'a pas reçu non plus de M. Rhéal tous les développements heureux qu'elle comporte.

SAUL

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