‹ La poésie devant la BibleChapitre 80 sur 120 · POEME. DE DRYDEN · texte numérisé non relu

POEME. DE DRYDEN

Nous ne ferons que mentionner ici ce poème anglais. Cette conception de Dry den appartient plutôt à l'histoire d'Angleterre qu'à l'histoire sainte. Dams Jbsahn et Ackitopliel l'auteur n'a voulu autre chose que montrer les ennemis de la couronne, le duc de Monînouth et le comte Shafstbury qui, selon Dryden, a été l'Achitophel de cet autre Absalon. Quoiqu'un des commentateurs du poëme ait voulu excuser Dryden, en prétendaut qu'il avait imité Racine peignant madame deMaintenondans.Zs.tf/^r., etMiltonsemontrant lui-même dans Sa?nson Agonistès, il est sensible qu'il n'y a aucun rapport entre la satire de Dryden et les nobles compositions des deux autres poètes. Aussi Warton a-t-il dit franchement : a J'avais entrepris de montrer avec quel art et quelle dextérité le poëte avait ajusté l' Écriture-Sainte à son plan; mais le parallèle aurait été si souvent interrompu qu'il a fallu y renoncer. »

Dryden, homme d'esprit, mais écrivain dominé par l'humeur et par la nécessité de vivre, fit son poëme avec l'agrément de Charles 11, dont le règne en An-

gleterre valut le règne de Louis XV en France, moins la gloire militaire. Ce poëme, satirique d'un bout à l'autre, est irréligieux: et libertin dans plusieurs de ses parties; mais telle est la force de l'esprit de parti, qu'il a été traduit en vers latins par Atterbury, ministre de la religion anglicane et l'un des plus célèbres prédicateurs anglais.

Page 1