DE SENNACHÉRIB
mélodies hébraïques, de lord BYRON.
Les Assyriens nous menaçaient comme le loup menace le troupeau; leurs bataillons étaient brillants de pourpre et d'or ; leurs lances reluisaient comme les étoiles se réfléchissent dans la mer, lorsque la vague bleue roule dans la mer de Galilée.
« Au coucher du soleil, cette armée et ses bannières ressemblaient aux feuilles des forêts qui verdoient par un beau jour d'été ; le lendemain , cette armée était fanée et flétrie comme les feuilles des forêts sur lesquelles le vent d'automne a soufflé.
« Car l'ange de la mort a étendu ses ailes, il a soufflé sur la face de l'ennemi à son passage, et les yeux de ceux qui dormaient se sont éteints pour toujours, et leurs cœurs un moment palpitants ont cessé de battre.
« Leurs coursiers sont étendus avec leurs vastes naseaux, mais ils ne respirent plus l'orgueil ; l'écume de leurs bouches, qui blanchit le gazon, est froide comme l' écume de la mer qui vient battre le roc.
« Leurs cavaliers jonchent la terre, mutilés et pâles;
la rosée mouille leurs fronts et la rouille mange leur armure ; les tentes sont silencieuses , les bannières abandonnées, la lance ne trouve plus de bras , la trompette plus de lèvres.
« Les veuves assyriennes poussent des plaintes bruyantes , les idoles sont brisées dans le temple de Baal, et le pouvoir des gentils, que l'épée n'avait pu abattre, s'évanouit comme la neige devant un coup d'œildu Seigneur. (1)
(i) Traduction inédite.